We Philologists Complete Works of Friedrich Nietzsche, Volume 8

By Friedrich Nietzsche

Page 35

fact that
its foundations have become too shaky for us. A criticism of the Greeks
is at the same time a criticism of Christianity; for the bases of the
spirit of belief, the religious cult, and witchcraft, are the same in
both--There are many rudimentary stages still remaining, but they are by
this time almost ready to collapse.

This would be a task . to characterise Greek antiquity as irretrievably
lost, and with it Christianity also and the foundations upon which, up
to the present time, our society and politics have been based.


161

Christianity has conquered antiquity--yes; that is easily said. In the
first place, it is itself a piece of antiquity, in the second place, it
has preserved antiquity, in the third place, it has never been in combat
with the pure ages of antiquity. Or rather: in order that Christianity
itself might remain, it had to let itself be overcome by the spirit of
antiquity--for example, the idea of empire, the community, and so forth.
We are suffering from the uncommon want of clearness and uncleanliness
of human things; from the ingenious mendacity which Christianity has
brought among men.


162

It is almost laughable to see how nearly all the sciences and arts of
modern times grow from the scattered seeds which have been wafted
towards us from antiquity, and how Christianity seems to us here to be
merely the evil chill of a long night, a night during which one is
almost inclined to believe that all is over with reason and honesty
among men. The battle waged against the natural man has given rise to
the unnatural man.


163

With the dissolution of Christianity a great part of antiquity has
become incomprehensible to us, for instance, the entire religious basis
of life. On this account an imitation of antiquity is a false tendency .
the betrayers or the betrayed are the philologists who still think of
such a thing. We live in a period when many different conceptions of
life are to be found: hence the present age is instructive to an unusual
degree; and hence also the reason why it is so ill, since it suffers
from the evils of all its tendencies at once. The man of the future .
the European man.


164

The German Reformation widened the gap between us and antiquity: was it
necessary for it to do so? It once again introduced the old contrast of
"Paganism" and "Christianity"; and it was at the same time a protest
against the decorative culture of the Renaissance--it was a victory
gained over the same culture as had formerly been conquered by early
Christianity.

In regard

Last Page Next Page

Text Comparison with Ainsi Parlait Zarathoustra

Page 1
L'homme est pour moi une chose trop imparfaite.
Page 4
J'aime celui qui est libre de coeur et d'esprit: ainsi sa tête ne sert que d'entrailles à son coeur, mais son coeur l'entraîne au déclin.
Page 22
Et moi je regarde en bas puisque je suis élevé.
Page 24
Et Zarathoustra regarda l'arbre près duquel ils étaient debout et il parla ainsi: "Cet arbre s'élève seul sur la montagne; il a grandi bien au-dessus des hommes et des bêtes.
Page 31
Tu me sembles trop fier pour tuer ces gourmands.
Page 32
Tes prochains seront toujours des mouches venimeuses; ce qui est grand en toi - ceci même doit les rendre plus venimeux et toujours plus semblables à des mouches.
Page 39
" Injustice et ordures, voilà ce qu'ils jettent après le solitaire: pourtant, mon frère, si tu veux être une étoile, il faut que tu les éclaires malgré tout! Et garde-toi des bons et des justes! Ils aiment à crucifier ceux qui s'inventent leur propre vertu, - ils haïssent le solitaire.
Page 41
Et il faut que la femme obéisse et qu'elle trouve une profondeur à sa surface.
Page 44
Tel autre encore cherchait une servante avec les vertus d'un ange.
Page 47
Et l'esprit - qu'est-il pour le corps? Il est le héraut des luttes et des victoires du corps, son compagnon et son écho.
Page 65
Hélas! pour apprendre à croire à votre "véracité", il me faudrait vous voir briser d'abord votre volonté vénératrice.
Page 92
Une oreille aussi grande qu'un homme.
Page 135
- Maintenant j'attends _mon_ salut, - afin de retourner une dernière fois auprès.
Page 159
Si ma vertu est une vertu de danseur, si souvent des deux pieds j'ai sauté dans des ravissements d'or et d'émeraude: Si ma méchanceté est une méchanceté riante qui se sent chez elle sous des branches de roses et des haies de lys: - car dans le rire tout ce qui est méchant se trouve ensemble, mais sanctifié et affranchi par sa propre béatitude: Et ceci est mon alpha et mon oméga, que tout ce qui est lourd devienne léger, que tout corps devienne danseur, tout esprit oiseau: et, en vérité, ceci est mon alpha et mon oméga! - O comment ne serais-je pas ardent de l'éternité, ardent du nuptial anneau des anneaux, l'anneau du devenir et du retour? Jamais encore je n'ai trouvé la femme de qui je voudrais avoir des enfants, si ce n'est cette femme que j'aime: car je t'aime, ô éternité! Car je t'aime, ô Éternité! 7.
Page 181
O Zarathoustra, protège-moi, toi mon suprême refuge, toi le seul qui m'aies deviné: - tu as deviné ce que ressent en son âme celui qui a tué Dieu.
Page 185
les mains de celui à qui il s'adressait, et ses yeux débordaient de larmes, et il se comportait tout comme si un présent ou un trésor précieux lui fût soudain tombé du ciel.
Page 192
C'est avec un grand étonnement que Zarathoustra regarda tout cela; puis il dévisagea l'un après l'autre chacun de ses hôtes, avec une curiosité bienveillante, lisant dans leurs âmes et s'étonnant derechef.
Page 211
Vous ne vous doutez pas combien elles étaient charmantes, lorsqu'elles ne dansaient pas, assises avec des arts profonds, mais sans pensées, comme de petits secrets, comme des énigmes enrubannées, comme des noix d'après dîner - diaprées et étranges, en vérité! mais sans nuages: telles des énigmes qui se laissent deviner: c'est en l'honneur des ces petites filles qu'alors j'ai inventé mon psaume d'après dîner.
Page 219
Lorsque ceci se passa avec le plus laid des hommes, Zarathoustra était comme un homme ivre: son regard s'éteignait, sa langue balbutiait, ses pieds chancelaient.
Page 225
- Tout cela dura longtemps ou bien très peu de temps: car véritablement il n'y a _pas_ de temps sur la terre pour de pareilles choses.