Thoughts Out of Season, Part II

By Friedrich Nietzsche

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saying what we believe we
see. There is such a star, a bright and lordly star, and the
conjunction is really altered--by science, and the demand for history
to be a science. Life is no more dominant, and knowledge of the past
no longer its thrall: boundary marks are overthrown everything bursts
its limits. The perspective of events is blurred, and the blur
extends through their whole immeasurable course. No generation has
seen such a panoramic comedy as is shown by the "science of universal
evolution," history; that shows it with the dangerous audacity of its
motto--"Fiat veritas, pereat vita."

Let me give a picture of the spiritual events in the soul of the
modern man. Historical knowledge streams on him from sources that are
inexhaustible, strange incoherencies come together, memory opens all
its gates and yet is never open wide enough, nature busies herself to
receive all the foreign guests, to honour them and put them in their
places. But they are at war with each other: violent measures seem
necessary, in order to escape destruction one's self. It becomes
second nature to grow gradually accustomed to this irregular and
stormy home-life, though this second nature is unquestionably weaker,
more restless, more radically unsound than the first. The modern man
carries inside him an enormous heap of indigestible knowledge-stones
that occasionally rattle together in his body, as the fairy-tale has
it. And the rattle reveals the most striking characteristic of these
modern men, the opposition of something inside them to which nothing
external corresponds; and the reverse. The ancient nations knew
nothing of this. Knowledge, taken in excess without hunger, even
contrary to desire, has no more the effect of transforming the
external life; and remains hidden in a chaotic inner world that the
modern man has a curious pride in calling his "real personality." He
has the substance, he says, and only wants the form; but this is
quite an unreal opposition in a living thing. Our modern culture is
for that reason not a living one, because it cannot be understood
without that opposition. In other words, it is not a real culture but
a kind of knowledge about culture, a complex of various thoughts and
feelings about it, from which no decision as to its direction can
come. Its real motive force that issues in visible action is often no
more than a mere convention, a wretched imitation, or even a
shameless caricature. The man probably feels like the snake that has
swallowed a rabbit whole and lies still in the sun, avoiding all
movement not absolutely necessary. The "inner life" is now the only
thing

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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Et c'est pourquoi je veux me souvenir aujourd'hui de ce maître et de ce censeur dont je puis me glorifier, d'Arthur Schopenhauer, quitte à rendre plus tard hommage à d'autres encore.
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Ces joyeux compagnons ne voient pas les souffrances et les calamités qu'ils prétendent apercevoir et combattre en leur qualité de penseurs; leur sérénité chagrine, car elle est une duperie, parce qu'elle veut faire croire qu'il y a là une victoire.
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»--Et enfin la nature a besoin du saint, du saint dont le moi s'est entièrement fondu, dont la vie de souffrance a presque perdu, ou même tout à fait perdu son sens individuel, pour se confondre, dans un même sentiment, avec tout ce qui est vivant; du saint qui subit ce miracle de transformation, qui n'est jamais le jouet des hasards du devenir, cette dernière et définitive humanisation, où pousse sans cesse la nature pour se délivrer d'elle-même.
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La plupart de ceux qui réfléchiront à la parole suivante seront dans ce cas: «L'humanité doit travailler sans cesse à engendrer quelques grands hommes .
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Chacun de ceux qui se déclarent son partisan déclare par là: «Je vois au-dessus de moi quelque chose de supérieur et de plus humain que moi-même; aidez-moi tous pour que je parvienne à l'atteindre, de même que je veux aider tous ceux qui témoignent comme moi et qui souffrent du même mal que moi, pour qu'enfin puisse naître de nouveau l'homme qui se sent complet et infini, dans la connaissance et dans l'amour, dans la contemplation et dans le pouvoir, l'homme qui, dans sa totalité, tient à la nature, juge et évaluateur des choses.
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Les savants, bien qu'ils soient relégués parfois dans un coin misérable, n'ont pas le sentiment du sacrifice, de l'abandon.
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Dès lors, il semble presque que Platon ait véritablement atteint quelque chose, car l'Etat moderne considère maintenant que c'est sa tâche d'encourager les philosophes et il cherche maintenant sans cesse à rendre heureux un certain nombre d'hommes au moyen de cette «liberté», par quoi nous entendons les conditions essentielles pour la genèse des philosophes.
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Pourquoi donc? Parce que tous les Etats les craignent et qu'ils ne favoriseront jamais.
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Ce sont là des scrupules de l'ordre le plus général.
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Deuxièmement, il oblige ceux qu'il a choisis au séjour dans un lieu déterminé, parmi des hommes déterminés; il les force à une activité déterminée; il leur faut instruire tout jeune étudiant qui en manifeste le goût, et cela quotidiennement, à une heure fixée d'avance.
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Les élèves apprennent à connaître des livres défendus, ils commencent à critiquer leurs maîtres et finissent par s'apercevoir du but que poursuit la philosophie d'université ainsi que les examens qu'elle nécessite, pour ne point parler des scrupules qui peuvent naître à cette occasion chez les jeunes théologiens, et dont le résultat est de faire disparaître peu à peu ceux-ci en Allemagne, comme dans le Tyrol les bouquetins.
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C'est pourquoi il apparaît comme un simplificateur du monde.
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Il se rappelait sa propre aventure pour comprendre toute l'indignité de la position où se trouvent l'art et les artistes; pour comprendre comment une société sans âme ou dont l'âme est endurcie, une société qui voudrait passer pour la bonne et qui n'est au fond que la mauvaise, traîne à la suite l'art et les artistes, pour les faire servir à ses _besoins factices_.
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Son art agit comme la nature, comme s'il était la nature restaurée et retrouvée.
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Faire de son œuvre, véritable dépôt sacré--pour parler avec Schopenhauer,--fruit essentiel de son existence, une propriété commune de toute l'humanité, la mettre à part pour une postérité qui la jugera mieux, tel fut pour lui le but _qui passe avant tous les autres buts_, et pour lequel il porte la couronne d'épines qui reverdira plus tard en couronne de lauriers.
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En tant que comédien, il tendait à n'imiter l'homme qu'agissant et véritable, agité par les passions les plus hautes.
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Fut-il tenté de refaire le pèlerinage qui en 1876 lui avait procuré une si amère désillusion? En tous les cas, il s'intéressa à la représentation et trouva tout naturel que sa sœur voulût y assister.
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Cette alliance associe éternellement nos noms dans l'avenir.
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Le Wagner de la dernière manière, dans ses vieux jours, avec sa caricature de Siegfried, je veux dire son Parsifal, est venu au devant non seulement du goût latin, mais encore, littéralement, du goût catholique-romain, jusqu'à ce qu'il ait fini par prendre congé en pliant le genou devant la croix, affirmant, non sans éloquence, la soif qu'il avait du «sang du Sauveur».