The Will to Power, Book I and II An Attempted Transvaluation of all Values

By Friedrich Nietzsche

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cowardly infirmity of purpose of a religion like
_Christianity,_--or rather like the _Church,_--which, instead of
recommending death and self-destruction, actually protects all the
botched and bungled, and encourages them to propagate their kind.

Problem: with what kind of means could one lead up to a severe form of
really contagious Nihilism--a Nihilism which would teach and practise
voluntary death with scientific conscientiousness (and not the feeble
continuation of a vegetative sort of life with false hopes of a life
after death)?

Christianity cannot be sufficiently condemned for having depreciated
the _value_ of a great _cleansing_ Nihilistic movement (like the one
which was probably in the process of formation), by its teaching of
the immortality of the private individual, as also by the hopes of
resurrection which it held out: that is to say, by dissuading people
from performing the _deed of Nihilism_ which is suicide.... In the
latter's place it puts lingering suicide, and gradually a puny, meagre,
but durable life; gradually a perfectly ordinary, bourgeois, mediocre
life, etc.


248.

_Christian moral quackery._--Pity and contempt succeed each other at
short intervals, and at the sight of them I feel as indignant as if I
were in the presence of the most despicable crime. Here error is made
a duty--a virtue, misapprehension has become a knack, the destructive
instinct is systematised under the name of "redemption"; here every
operation becomes a wound, an amputation of those very organs whose
energy would be the prerequisite to a return of health. And in the
best of cases no cure is effected; all that is done is to exchange one
set of evil symptoms for another set.... And this pernicious nonsense,
this systematised profanation and castration of life, passes for
holy and sacred; to be in its service, to be an instrument of this
art of healing--that is to say, to be a priest, is to be rendered
distinguished, reverent, holy, and sacred. God alone could have been
the Author of this supreme art of healing; redemption is only possible
as a revelation, as an act of grace, as an unearned gift, made by the
Creator Himself.

Proposition I.: Spiritual healthiness is regarded as morbid, and
creates suspicion....

Proposition II.: The prerequisites of a strong, exuberant life--strong
desires and passions--are reckoned as objections against strong and
exuberant life.

Proposition III.: Everything which threatens danger to man, and which
can overcome and ruin him, is evil--and should be torn root and branch
from his soul.

Proposition IV.: Man converted into a weak creature, inoffensive to
himself and others, crushed by humility and modesty, and conscious of
his weakness,--in fact, the "sinner,"--this is the desirable type, and
one which one can _produce_

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Text Comparison with Ainsi Parlait Zarathoustra

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" "Pourquoi donc, dit le sage, suis-je allé dans les bois et dans la solitude? N'était-ce pas parce que j'aimais trop les hommes? Maintenant j'aime Dieu: je n'aime point les hommes.
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Tu n'es pas libre encore, tu _cherches_ encore la liberté.
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La femme n'est pas encore capable d'amitié.
Page 35
Ici beaucoup de choses étaient appelées mauvaises et là-bas elles étaient revêtues du manteau de pourpre des honneurs.
Page 47
Qu'auriez-vous de commun avec les chats et les loups? Vous avez soif de devenir vous-mêmes des offrandes et des présents: c'est pourquoi vous avez soif d'amasser toutes les richesses dans vos âmes.
Page 48
Que votre esprit et votre vertu servent le sens.
Page 57
Leur esprit était noyé dans la pitié et quand ils enflaient et se gonflaient de pitié, toujours une grande folie nageait à la surface.
Page 90
- Ainsi Zarathoustra raconta son rêve, puis il se tut: car il ne connaissait pas encore la signification de son rêve.
Page 95
Je ne vous connais pas, vous autres hommes: c'est là l'obscurité et la consolation.
Page 106
Ai-je jamais vu tant de dégoût et de pâle épouvante sur _un_ visage! Il dormait peut-être lorsque le serpent lui est entré dans le gosier - il s'y est attaché.
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Cela vient de ce que je ne cours pas après les femmes.
Page 114
Dans leur simplicité, ils n'ont au fond qu'un désir: que personne ne leur fasse mal.
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O mon âme, je t'ai rendu la liberté sur ce qui est créé et sur ce qui est incréé: et qui connaît comme toi la volupté de l'avenir? O mon âme, je t'ai enseigné le mépris qui ne vient pas comme la vermoulure, le grand mépris aimant qui aime le plus où il méprise le plus.
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grande lieuse, enveloppeuse, séduisante, chercheuse qui trouve! Qui ne t'aimerait pas, innocente, impatiente, hâtive pécheresse aux veux d'enfant! Où m'entraînes-tu maintenant, enfant modèle, enfant mutin? Et te voilà qui me fuis de nouveau, doux étourdi, jeune ingrat! Je te suis en dansant, même sur une piste incertaine.
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"O singulier personnage, combien d'enseignements contient cette évidence, c'est-à-dire toi-même! Et je n'oserais peut-être pas verser tous les enseignements dans tes oreilles sévères.
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Je défonce et je détruis tous les chemins.
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J'ai besoin de miroirs purs et lisses pour recevoir ma doctrine; reflétée par votre surface, ma propre image serait déformée.
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Ne vous laissez point induire en erreur! Qui.
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Les choses parfaites nous apprennent à espérer.
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O hommes supérieurs, que vous en semble? Suis-je un devin? suis-je un rêveur? suis-je un homme ivre? un interprète des songes? une cloche de minuit? Une goutte de rosée? une vapeur et un parfum de l'éternité! Ne l'entendez-vous pas? Ne le sentez-vous pas? Mon monde vient de s'accomplir, minuit c'est aussi midi.