The Twilight of the Idols - The Antichrist Complete Works, Volume Sixteen

By Friedrich Nietzsche

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you have fortunately understood something besides; and that
is the futility, the fictitiousness, the absurdity and the falseness
of such a mutiny. For the condemnation of life by a living creature is
after all but the symptom of a definite kind of life: the question as
to whether the condemnation is justified or the reverse is not even
raised. In order even to approach the problem of the value of life,
a man would need to be placed outside life, and moreover know it as
well as one, as many, as all in fact, who have lived it These are
reasons enough to prove to us that this problem is an inaccessible one
to us. When we speak of values, we speak under the inspiration, and
through the optics of life: life itself urges us to determine values:
life itself values through us when we determine values. From which it
follows that even that morality which is antagonistic to life, and
which conceives God as the opposite and the condemnation of life, is
only a valuation of life--of what life? of what kind of life? But I
have already answered this question: it is the valuation of declining,
of enfeebled, of exhausted and of condemned life. Morality, as it has
been understood hitherto--as it was finally formulated by Schopenhauer
in the words "The Denial of the Will to Life," is the instinct of
degeneration itself, which converts itself into an imperative: it says:
"Perish!" It is the death sentence of men who are already doomed.


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Let us at last consider how exceedingly simple it is on our part to
say: "Man should be thus and thus!" Reality shows us a marvellous
wealth of types, and a luxuriant variety of forms and changes: and yet
the first wretch of a moral loafer that comes along cries "No! Man
should be different!" He even knows what man should be like, does this
sanctimonious prig: he draws his own face on the wall and declares:
"_ecce homo!_" But even when the moralist addresses himself only to the
individual and says "thus and thus shouldst thou be!" he still makes
an ass of himself. The individual in his past and future is a piece of
fate, one law the more, one necessity the more for all that is to come
and is to be. To say to him "change thyself," is tantamount to saying
that everything should change, even backwards as well. Truly these have
been consistent moralists, they wished man to be different, _i.e._,
virtuous; they wished him to be after their own image,--that is to say
sanctimonious

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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Il le sait, mais il s'en cache, comme s'il avait mauvaise conscience.
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alors on fait l'hypocrite.
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Ce chef a lui-même été le premier à suivre cette voie.
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Mais chez eux cette aspiration est aussi un _danger_.
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» Il est difficile de placer quelqu'un dans cette condition d'intrépide connaissance de soi-même, parce qu'il est impossible d'enseigner l'amour.
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Mais, pour écarter, une fois pour toutes, toutes les réflexions qui concernent un avenir lointain et un bouleversement possible du système d'éducation, que devrait-on souhaiter actuellement et, le cas échéant, procurer à un philosophe en voie de développement, pour lui permettre du moins de respirer et, au meilleur cas, de parvenir à l'existence certainement difficile et tout au moins possible que mena Schopenhauer? Que faudrait-il inventer, en outre, pour donner plus d'efficacité à son influence sur ses contemporains? Et quels obstacles conviendrait-t-il d'enlever pour que, avant tout, son exemple puisse avoir son plein effet, pour que le philosophe éduque à son tour des philosophes? C'est ici que notre _Considération_ passe dans le domaine pratique et scabreux.
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Ils n'ont point concouru à cette œuvre, ils la combattaient avec fureur ou faisaient preuve de cette surdité plus efficace qui est devenue maintenant l'arme habituelle des adversaires les plus réfléchis.
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Car l'art ne nous est pas donné pour le moment même du combat, mais pour les moments de repos qui précèdent ou interrompent le combat, pour ces instants fugitifs où, évoquant le passé, pressentant l'avenir, nous comprenons ce qui est symbolique, où, sous l'impression d'une légère fatigue, un rêve rafraîchissant s'abaisse sur nous.
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Car déjà dans le moment le plus fugitif de son existence il peut rencontrer quelque chose de sacré qui l'emporte surabondamment sur toutes les luttes et toutes les misères qu'il a eu à subir.
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se manifeste l'homme moderne n'est plus qu'apparence; ce que l'homme moderne représente sert bien plutôt à le dissimuler qu'à le rendre visible et le reste d'invention et d'activité artistique qui s'est conservé chez quelques peuples, comme chez les Français et les Italiens, n'est plus employé qu'à l'art de ce jeu de cache-cache.
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Cela nous paraît nécessaire, pour que notre communauté, la puissance et la raison malfaisante, dont elle est l'expression, se trouvent une fois au moins contredites.
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Là seulement, comme dans un formidable mirage, nous nous apercevons, nous et nos semblables, en plein dans la lutte, la victoire et la disparition, comme si nous étions, nous aussi, quelque chose de sublime et d'important; nous faisons nos délices du rythme de la passion et du sacrifice que comporte la passion; à chacun des pas formidables que fait le héros, nous entendons le sourd retentissement de la mort et dans le voisinage de la mort nous saisissons l'attrait suprême de la vie.
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La parole enivrée cède à l'entraînement de ce rythme, la mélodie résonne, unie à la parole; et de nouveau la mélodie jette au loin dans le monde des images et des idées ses notes étincelantes.
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Et cependant, il y a quelque chose de plus admirable encore que cette œuvre, c'est l'artiste lui-même, qui a pu produire ensuite, et dans un espace de temps fort court, un tableau de la société d'une nuance toute différente, les _Maîtres Chanteurs de Nuremberg_; l'artiste qui, dans ces deux compositions, semble n'avoir voulu que se reposer et se rafraîchir, pour terminer à loisir le gigantesque édifice à quatre degrés, ébauché et commencé bien plus tôt, le but de toutes ses pensées pendant vingt ans, son œuvre de Bayreuth, l'_Anneau du Niebelung_! Ceux qui peuvent s'étonner du voisinage de _Tristan_ et des _Maîtres Chanteurs_ n'ont pas compris un point essentiel dans la vie et la nature de tous les Allemands véritablement grands; ils ne connaissent pas le terrain sur lequel seul peut se développer cette _gaieté si essentiellement_ allemande, celle de Luther, de Beethoven, de Wagner, qui n'est pas comprise des autres peuples et que les Allemands d'aujourd'hui semblent avoir désapprise; ce parfait mélange de simplicité, de compréhension aimante, d'esprit contemplatif et de fine malice que Wagner verse comme un breuvage délicieux à tous ceux qui ont profondément souffert de la vie et qui se tournent vers lui avec le sourire plein de gratitude des convalescents.
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Si nous considérons ce qu'il est parvenu à accomplir, il nous semble que ce qu'il a réalisé dans le domaine de la musique correspond à ce qu'a fait dans le domaine de l'art plastique l'inventeur du groupe détaché.
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L'insecte dépose ses œufs en un endroit où ils trouveront, un jour, vie et subsistance, et il meurt rassuré sur l'avenir.
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Nature à la Schopenhauer.
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Placer Shakespeare et Beethoven côte à côte, c'est là l'idée la plus audacieuse, la plus folle que l'on puisse imaginer.
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