The Twilight of the Idols - The Antichrist Complete Works, Volume Sixteen

By Friedrich Nietzsche

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and for evermore, so that the origin of the
mechanical world would be a lawless game which would ultimately acquire
such consistency as the organic laws seem to have now from our point
of view? So that all our mechanical laws would be not eternal, but
evolved, and would have survived innumerable different mechanical
laws, or that they had attained supremacy in isolated corners of the
world and not in others?--It would seem that we need caprice, actual
lawlessness, and only a capacity for law, a primeval state of stupidity
which is not even able to concern itself with mechanics? The origin of
qualities presupposes the existence of quantities, and these, for their
part, might arise from a thousand kinds of mechanical processes.

Is not the existence of some sort of irregularity and incomplete
circular form in the world about us, a sufficient refutation of
the regular circularity of everything that exists? Whence comes
this variety within the circular process? Is not everything far too
complicated to have been the outcome of unity? And are not the many
chemical laws and likewise the organic species and forms inexplicable
as the result of homogeneity? or of duality?--Supposing there were
such a thing as a regular contracting energy in all the centres of
force in the universe, the question would be, whence could the most
insignificant difference spring? For then the whole world would have
to be resolved into innumerable completely equal rings and spheres of
existence and we should have an incalculable number of exactly equal
worlds side by side. Is it necessary for me to assume this? Must I
suppose that an eternal sequence of like worlds also involves eternal
juxta-position of like worlds? But the multifariousness and disorder
in the world which we have known hitherto contradicts this; no such
universal similarity has existed in evolution, for in that case even
for our part of the cosmos a regular spherical form must have been
formed. Should the production of qualities not be subject to any strict
laws? Can it be possible that different things have been derived from
"energy"? Arbitrarily? Is the conformity to law which we observe
perhaps only a deception? Is it possible that it is not a primeval law?
Is it possible that the multifariousness of qualities even in our part
of the world is the result of the absolute occurrence of arbitrary
characteristics? But that these characteristics no longer appear in our
corner of the globe? Or that our corner of existence has adopted a rule
which we call cause and effect when all the while it is no such thing
(an arbitrary

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Text Comparison with Ainsi Parlait Zarathoustra

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L'ami doit être passé maître dans la divination et dans le silence: tu ne dois pas vouloir tout voir.
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Mais il faut d'abord que tu sois construit toi-même, carré de la tête à la base.
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Qu'une tempête vienne et secoue de l'arbre tout ce qui est pourri et mangé par le ver? Viennent les prédicateurs de la mort _rapide!_ Ce seraient eux les vraies tempêtes qui secoueraient l'arbre de la vie! Mais je n'entends prêcher que la mort lente et la patience avec tout ce qui est "terrestre".
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Ainsi, semblables à des figues, ces enseignements tombent vers vous, mes amis: prenez-en la saveur et la chair exquise! Autour de nous c'est l'automne, et le ciel clair, et l'après-midi.
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- Ainsi chantait Zarathoustra.
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Car je préférerais être manoeuvre dans l'enfer et chez les ombres du passé! - Les habitants de l'enfer ont plus de consistance que vous! C'est pour moi l'amertume de mes entrailles de ne pouvoir vous supporter ni nus, ni habillés, vous autres hommes actuels! Tout ce qui est inquiétant dans l'avenir, et tout ce qui a jamais épouvanté des oiseaux égarés, inspire en vérité plus de quiétude et plus de calme que votre "réalité".
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Je suis poli envers elles comme envers tous les petits désagréments; être épineux envers les petits me semble une sagesse digne des hérissons.
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ils se servent de ces torchons pour faire des journaux.
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Ou bien, durant de longs soirs, ils regardent les ruses d'une araignée à l'affût, qui prêche la sagesse aux autres araignées, en leur enseignant: "Sous les croix, il fait bon tisser sa toile!" Ou bien ils sont assis pendant des journées entières à pêcher à la ligne au bord des marécages, et ils croient que c'est là être _profond_; mais celui qui pêche où il n'y a pas de poisson, j'estime qu'il n'est même pas superficiel! Ou bien ils apprennent avec joie et piété à jouer de la harpe chez un chansonnier qui aimerait bien s'insinuer dans le coeur des petites jeunes femmes: - car ce chansonnier est fatigué des vieilles femmes et de leurs louanges.
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O mes frères! je vous investis d'une nouvelle noblesse que je vous révèle: vous devez être pour moi des créateurs et des éducateurs, - des semeurs de l'avenir, - en vérité, non d'une noblesse que vous puissiez acheter comme des épiciers avec de l'or d'épicier: car ce qui a son prix a peu de valeur.
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Mais vous autres qui êtes fatigués du monde et paresseux! Il faut vous caresser de verges! à coups de verges il faut vous rendre les jambes alertes.
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C'est en assistant à des tragédies, à des combats de taureaux et à des crucifixions que, jusqu'à présent, il s'est senti plus à l'aise sur la terre; et lorsqu'il s'inventa l'enfer, ce fut, en vérité, son paradis sur la terre.
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- Mes talons se cambraient, mes orteils écoutaient pour te comprendre: le danseur ne porte-t-il pas son oreille - dans ses orteils! C'est vers toi que j'ai sauté: alors tu t'es reculée devant mon élan; et c'est vers moi que sifflaient les languettes de tes cheveux fuyants et volants! D'un bond je me suis reculé de toi et de tes serpents: tu te dressais déjà à demi détournée, les yeux pleins de désirs.
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Tu as découvert notre détresse.
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M'interroge qui voudra: je ne répondrai pas à un maladroit.
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Dans mon domaine il ne doit arriver malheur à personne: ma caverne est un bon port.
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Il ne parle pas, si ce n'est pour dire toujours _oui_ au monde qu'il a créé; ainsi il chante la louange de son monde.
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Elle aimerait être haïe, - la joie est tellement riche qu'elle à soif de douleur, d'enfer, de haine, de honte, de ce qui est estropié, soif du _monde_, - car ce monde, oh vous le connaissez! O hommes supérieurs, c'est après vous qu'elle languit, la joie, l'effrénée, la bienheureuse, - elle languit, après votre douleur, vous qui êtes manqués! Toute joie éternelle languit après les choses manquées.