The Genealogy of Morals The Complete Works, Volume Thirteen, edited by Dr. Oscar Levy.

By Friedrich Nietzsche

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pale of society and of peace.

Just like the plight of the water-animals, when they were compelled
either to become land-animals or to perish, so was the plight of these
half-animals, perfectly adapted as they were to the savage life of war,
prowling, and adventure--suddenly all their instincts were rendered
worthless and "switched off." Henceforward they had to walk on their
feet--"carry themselves," whereas heretofore they had been carried by
the water: a terrible heaviness oppressed them. They found themselves
clumsy in obeying the simplest directions, confronted with this new
and unknown world they had no longer their old guides--the regulative
instincts that had led them unconsciously to safety--they were reduced,
were those unhappy creatures, to thinking, inferring, calculating,
putting together causes and results, reduced to that poorest and most
erratic organ of theirs, their "consciousness." I do not believe
there was ever in the world such a feeling of misery, such a leaden
discomfort--further, those old instincts had not immediately ceased
their demands! Only it was difficult and rarely possible to gratify
them: speaking broadly, they were compelled to satisfy themselves by
new and, as it were, hole-and-corner methods. All instincts which
do not find a vent without, _turn inwards_--this is what I mean by
the growing "internalisation" of man: consequently we have the first
growth in man, of what subsequently was called his soul. The whole
inner world, originally as thin as if it had been stretched between
two layers of skin, burst apart and expanded proportionately, and
obtained depth, breadth, and height, when man's external outlet
became _obstructed_. These terrible bulwarks, with which the social
organisation protected itself against the old instincts of freedom
(punishments belong pre-eminently to these bulwarks), brought it
about that all those instincts of wild, free, prowling man became
turned backwards against man himself. Enmity, cruelty, the delight
in persecution, in surprises, change, destruction--the turning all
these instincts against their own possessors: this is the origin of
the "bad conscience." It was man, who, lacking external enemies and
obstacles, and imprisoned as he was in the oppressive narrowness and
monotony of custom, in his own impatience lacerated, persecuted,
gnawed, frightened, and ill-treated himself; it was this animal in the
hands of the tamer, which beat itself against the bars of its cage; it
was this being who, pining and yearning for that desert home of which
it had been deprived, was compelled to create out of its own self, an
adventure, a torture-chamber, a hazardous and perilous desert--it was
this fool, this homesick and desperate prisoner--who invented the "bad
conscience." But thereby he introduced that most grave and sinister
illness, from which mankind has not

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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Maintenant, par son air transfiguré, elle veut exprimer le grand _éclaircissement_ sur le sens de l'univers; et ce que les hommes peuvent désirer de plus haut, c'est de participer sans cesse, en ayant l'oreille aux aguets, à cet éclaircissement.
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Un autre argument se présentera encore à son esprit: il ne faut plus qu'il soit possible que cet instinct, inconscient de son but, cette obscure poussée tant vantée, soient utilisés à des fins toutes différentes et conduits sur des chemins où ce but supérieur, la création du génie, ne pourra jamais être atteint.
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En septième lieu, la routine professionnelle qui pousse le savant à suivre toujours la même voie où il a été poussé, la véracité par inadvertance, conformément à une habitude prise.
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Par là, j'ai nommé quelques-unes des modifications nécessaires à la formation du génie philosophique, malgré les pernicieuses influences contraires, lorsqu'il naît à notre époque.
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A telle enseigne que si la philosophie d'Université était une fois attaquée, il ne saurait la justifier.
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Pour moi, par exemple, les philosophes académiques étaient des hommes parfaitement indifférents, je les tenais pour des gens qui accommodaient à leur usage les résultats des autres sciences, qui, durant leurs heures de loisirs, lisaient les journaux et fréquentaient les concerts et que leurs collègues académiques traitaient du reste avec un mépris agréablement masqué.
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Mais un gros livre rempli de philosophie déductive appelle la méfiance.
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Mais maintenant que la grêle a détruit cette moisson et que de toutes les promesses que l'on s'en faisait naguère il ne reste plus rien que des greniers vides, on préfère ne plus rien objecter et l'on se détourne de la philosophie.
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L'acte isolé, fut-il même celui d'un grand homme, est dépourvu de grandeur, lorsqu'il est bref, émoussé et stérile; car, au moment même où cet homme l'a accompli, il ne possédait certainement pas la conviction profonde qu'il était nécessaire.
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Or, celui qui sait comparer s'étonne toujours qu'il soit si rare que l'homme moderne, lorsqu'il est doué de talents remarquables, possède, durant son enfance et sa jeunesse, des qualités de naïveté, d'originalité sans apprêt, et combien il lui est difficile de.
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C'est pourquoi leurs artistes sont condamnés à être privés d'espérance, tant qu'ils ne prendront pas la musique pour guide, quand ils voudront pénétrer dans un nouveau monde des perspectives visibles.
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Ils ne _veulent_ pas la lumière, mais l'éblouissement; ils _détestent_ la lumière, lorsque c'est sur eux qu'elle jette ses rayons.
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Un chemin qui nous ramène à des sentiments d'une courtoisie supérieure et bienveillante dans nos relations et qui nous confère plus de noblesse qu'auparavant.
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supérieur et celui-ci, à son tour, s'abaisse vers la terre et reconnaît sa propre image dans tout ce qui est terrestre.
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Mais quel fut alors le sentiment qu'il éprouva? Personne ne lui répondit; personne n'avait compris la question.
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Comme conséquence de ce nouveau mouvement des esprits, il crut aussi pouvoir discerner, parmi ceux auxquels il voulait confier son trésor, le réveil du sentiment plus vif du devoir.
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Au-dessus de ces êtres qui font entendre leur voix, au-dessus de la lutte des passions qui les agitent, au-dessus du tourbillon des contradictions, plane une puissante intelligence symphonique, inspirée par une raison supérieure, qui, du sein de la guerre, fait naître sans cesse la concorde.
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Wagner, _en tant qu'écrivain_, subit la contrainte d'un homme courageux auquel on aurait coupé la main droite et qui continue à se battre de la main gauche; il souffre toujours lorsqu'il écrit, car il est privé, par une nécessité temporairement invincible, de son véritable moyen de communication, qu'il trouverait dans un exemple éclatant et souverain.
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J'ai l'impression que, quand Wagner écrit, il croit _parler devant des ennemis_--car tous ses écrits sont rédigés dans une langue parlée et non pas dans une langue écrite, de sorte qu'ils paraîtront beaucoup plus clairs dès qu'on les entendra lire à haute voix--devant des ennemis avec lesquels il ne va pas échanger des familiarités, en raison de quoi il les tient à distance et se montre réservé.
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Il y a des excès de l'espèce la plus douteuse dans _Tristan_, par exemple les explosions à la fin du second acte.