The Genealogy of Morals The Complete Works, Volume Thirteen, edited by Dr. Oscar Levy.

By Friedrich Nietzsche

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the Church and upon moral law. Thus
Rubens portrayed the nobility of his age; but only according to their
vague conception of taste, not according to his own measure of beauty
on the whole, therefore, against his own taste. Van Dyck was nobler in
this respect: who in all those whom he painted added a certain amount
of what he himself most highly valued: he did not descend from himself,
but rather lifted up others to himself when he "rendered."

The slavish humility of the artist to his public (as Sebastian Bach has
testified in undying and outrageous words in the dedication of his High
Mass) is perhaps more difficult to perceive in music; but it is all the
more deeply engrained. A hearing would be refused me if I endeavoured
to impart my views on this subject. Chopin possesses distinction, like
Van Dyck. The disposition of Beethoven is that of a proud peasant;
of Haydn, that of a proud servant. Mendelssohn, too, possesses
distinction--like Goethe, in the most natural way in the world.


10.

We could at any time have counted on the fingers of one hand those
German learned men who possessed wit: the remainder have understanding,
and a few of them, happily, that famous "childlike character"
which divines.... It is our privilege: with this "divination" German
science has discovered some things which we can hardly conceive of, and
which, after all, do not exist, perhaps. It is only the Jews among the
Germans who do not "divine" like them.


11.

As Frenchmen reflect the politeness and _esprit_ of French society,
so do Germans reflect something of the deep, pensive earnestness of
their mystics and musicians, and also of their silly childishness. The
Italian exhibits a great deal of republican distinction and art, and
can show himself to be noble and proud without vanity.


12.

A larger number of the higher and better-endowed men will, I hope, have
in the end so much self-restraint as to be able to get rid of their bad
taste for affectation and sentimental darkness, and to turn against
Richard Wagner as much as against Schopenhauer. These two Germans are
leading us to ruin; they flatter our dangerous qualities. A stronger
future is prepared for us in Goethe, Beethoven, and Bismarck than in
these racial aberrations. We have had no philosophers yet.


13.

The peasant is the commonest type of noblesse, for he is dependent upon
himself most of all. Peasant blood is still the best blood in Germany
--for example, Luther, Niebuhr, Bismarck.

Bismarck a Slav. Let any one look upon the face of Germans. Everything
that had manly, exuberant blood in it went

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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HUMAIN, TROP HUMAIN (Ire partie), traduit par A.
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C'est au point que nos écoles et nos maîtres font maintenant abstraction de toute éducation morale ou qu'ils se tirent d'affaire avec des formules: et le mot vertu est un mot qui ne dit plus rien ni au maître ni à l'élève, un mot de l'ancien temps dont on sourit; et c'est pis encore lorsqu'on ne sourit pas, car.
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Notre tâche ne fait que commencer ici et d'après ma propre expérience je ne vois et ne sais qu'une seule chose, qu'il est possible, en partant de cette image idéale, de nous charger d'une chaîne de devoirs qui sont à notre portée, et quelques uns d'entre nous sentent déjà le poids de cette chaîne.
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immense point de vue du philosophe, s'y être déjà engagé, et retourner en arrière après quelques pas! Et si le plus ardent de tous les vœux ne se réalisait qu'un seul jour, combien volontiers on donnerait en échange tout le reste de sa vie! Monter aussi haut que jamais personne n'est monté, dans l'air pur des Alpes et des glaces, là où il n'y a plus ni brouillards ni nuages, où l'essence même des choses s'exprime d'une façon dure et rigide, mais avec une précision inévitable! Il suffit de songer à tout cela pour que l'âme devienne solitaire et infinie! Si son désir s'accomplissait, si le regard tombait sur les choses, droit et lumineux, si la honte, la crainte et le désir s'évanouissaient, quels termes faudrait-il trouver pour dénommer un pareil état d'âme, pour qualifier cette émotion, nouvelle et énigmatique, sans agitation, cette émotion qui rendrait son âme pareille à celle de Schopenhauer, étendue sur les prodigieux hiéroglyphes de l'existence, sur la doctrine pétrifiée du devenir, non point comme la nuit est étendue, mais pareille à la lumière rouge et ardente qui rayonne sur la vie? Et quel serait, en outre, le sort de celui qui irait assez avant dans la divination de la destinée particulière et du bonheur singulier du philosophe, pour éprouver toute l'incertitude et tout le malheur, tout le désir sans espoir de celui qui n'est pas philosophe! Savoir que l'on est le fruit de l'arbre qui, parce qu'il reste dans l'ombre, ne mûrira jamais, et voir devant soi, tout proche, le rayon de soleil qui vous fait défaut!» Ces réflexions pourraient être une telle source de souffrances que celui qui s'y livrerait deviendrait aussitôt envieux et méchant, s'il lui était possible de le devenir, mais il est fort probable qu'il finira par retourner son âme pour qu'elle ne se consume pas en vains désirs.
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Partout où l'on parle maintenant «d'Etats civilisés» on impose la tâche de développer les facultés intellectuelles d'une génération, au point que ces facultés servent et soient utiles aux institutions établies, mais on n'admet pas que ce développement aille plus loin.
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Mais comment est-il alors possible que la jeunesse ne s'effraye pas du spectacle qu'offrent ces squelettes et qu'elle ne cesse de s'abandonner à la science, aveuglément, sans choix et sans mesure.
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Au reste, l'estime où l'on tient les Universités est trop singulière pour que l'on ne doive pas souhaiter par principe l'élimination de disciplines que les universitaires eux-mêmes estiment peu.
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Pour un grand nombre de choses le moment est venu de mourir, car cet art nouveau est un art visionnaire, qui prévoit une ruine dont les arts seuls ne seront pas atteints.
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2.
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soi par fidélité_.
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Un singulier manque de lucidité dans le jugement, un besoin mal déguisé d'amusement et de distraction à tout prix, des scrupules d'apparence savante, une affectation du côté des exécutants, qui cherchent à faire croire qu'ils prennent l'art au sérieux, une soif brutale du gain chez les entrepreneurs, platitude et légèreté dans une société qui ne pense au peuple que tant qu'il est pour elle utile et redoutable, qui recherche les spectacles et les concerts sans que ceux-ci éveillent jamais en elle la pensée d'un devoir--tels sont aujourd'hui les éléments de l'atmosphère lourde et pernicieuse de nos institutions artistiques.
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C'est ainsi que les savants et les philosophes d'aujourd'hui ne font pas servir la sagesse des Hindous et des Grecs à la conquête de la sagesse et de la paix intime; leurs travaux doivent seulement contribuer à procurer à notre époque un renom trompeur de sagesse.
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En face des manifestations d'une faculté aussi rare, le blâme restera toujours mesquin et impuissant, dès qu'il ne s'attaquera qu'à quelques détails extravagants et originaux, ou qu'il ne touchera qu'à de fréquentes obscurités dans l'expression, à certains voiles enveloppant la pensée.
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Par contre, Wagner, qui fut le premier à reconnaître les défauts du drame parlé, rend chaque action dramatique intelligible de trois manières différentes: par la parole, le geste et la musique; de telle sorte que la musique fait passer immédiatement les sentiments qui animent les acteurs du drame dans l'âme des auditeurs, lesquels voient alors dans les gestes de ces comédiens la première manifestation visible de ces phénomènes intérieurs.
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Je ne connais pas d'écrits esthétiques qui prodiguent plus de lumière que ceux de Wagner; tout ce qu'il est possible d'apprendre sur l'origine des œuvres d'art c'est là qu'on le trouve.
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Ce fut parmi les amis du compositeur une véritable consternation.
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13.
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La mimique se trouve donc dans une dépendance directe avec le drame parlé.
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Ce que j'ai écrit moi-même, autrefois, dans mes «jeunes années», au sujet de Schopenhauer et de Wagner--et, plutôt que de l'écrire, je l'ai _peint_, peut-être en fresques trop audacieuses, exubérantes, trop juvéniles,--je ne veux du moins pas l'examiner ici, dans ses détails, pour déterminer jusqu'à quel point ce fut vrai ou faux.
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Lange écrit: «La compréhensibilité des choses se trouve-t-elle peut-être en ceci que l'en ne fait de son intelligence qu'un emploi médiocre?» (Contre les gens de Bayreuth.