On the Future of our Educational Institutions

By Friedrich Nietzsche

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what the aspiration is of those who would disturb
the healthy slumber of the people, and continually call out to them:
'Keep your eyes open! Be sensible! Be wise!' we know the aim of those
who profess to satisfy excessive educational requirements by means of
an extraordinary increase in the number of educational institutions
and the conceited tribe of teachers originated thereby. These very
people, using these very means, are fighting against the natural
hierarchy in the realm of the intellect, and destroying the roots of
all those noble and sublime plastic forces which have their material
origin in the unconsciousness of the people, and which fittingly
terminate in the procreation of genius and its due guidance and proper
training. It is only in the simile of the mother that we can grasp the
meaning and the responsibility of the true education of the people in
respect to genius: its real origin is not to be found in such
education; it has, so to speak, only a metaphysical source, a
metaphysical home. But for the genius to make his appearance; for him
to emerge from among the people; to portray the reflected picture, as
it were, the dazzling brilliancy of the peculiar colours of this
people; to depict the noble destiny of a people in the similitude of
an individual in a work which will last for all time, thereby making
his nation itself eternal, and redeeming it from the ever-shifting
element of transient things: all this is possible for the genius only
when he has been brought up and come to maturity in the tender care of
the culture of a people; whilst, on the other hand, without this
sheltering home, the genius will not, generally speaking, be able to
rise to the height of his eternal flight, but will at an early moment,
like a stranger weather-driven upon a bleak, snow-covered desert,
slink away from the inhospitable land."

"You astonish me with such a metaphysics of genius," said the
teacher's companion, "and I have only a hazy conception of the
accuracy of your similitude. On the other hand, I fully understand
what you have said about the surplus of public schools and the
corresponding surplus of higher grade teachers; and in this regard I
myself have collected some information which assures me that the
educational tendency of the public school _must_ right itself by this
very surplus of teachers who have really nothing at all to do with
education, and who are called into existence and pursue this path
solely because there is a demand for them. Every man who, in an
unexpected moment of enlightenment,

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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Ce disant ils ont l'arrière-pensée qu'il ne faut pardonner à personne qui, au milieu d'eux, serait malheureux et solitaire.
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Plus on réfléchit aux trois dangers que je viens de décrire, plus il semblera étrange que Schopenhauer ait pu s'en défendre avec une telle vigueur et qu'il ait pu sortir de la lutte dans un tel état de santé.
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Le dégel l'a mis en mouvement et sa puissance ravage tout sur son passage.
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cela et nulle autre chose doit être sa tâche.
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L'individu doit utiliser ses désirs et ses aspirations comme un _chiffre_ qui lui permet de lire dès lors les aspirations des hommes.
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Cette guerre fut pour bien des gens le premier voyage dans la partie élégante du monde.
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C'est pourquoi j'ajoute cette dernière catégorie, en souhaitant que, parmi les savants, l'instinct de justice soit plus fréquent et plus agissant qu'il n'est visible.
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animé d'une sorte de haine naturelle contre les hommes féconds.
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Ces individus doivent achever leur œuvre.
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L'encouragement à la philosophie consiste donc simplement en ceci qu'il existe du moins un certain nombre d'hommes qui, par le moyen de l'Etat, sont mis en mesure de _vivre_ de leur philosophie en faisant de celle-ci leur gagne-pain.
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Pour une entreprise comme celle de Bayreuth il n'y eut jamais ni signes précurseurs, ni transitions, ni intermédiaires; Wagner seul connaissait le but et le long chemin qui pouvait y conduire.
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Nous serons même exposés à un dangereux écueil, tentés.
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Celui qui lit successivement deux poèmes, tels que _Tristan_ et les _Maîtres Chanteurs_, est pris du même doute, du même étonnement devant la langue parlée que devant la musique et il se demande comment il a été possible de dominer dans la création deux domaines aussi différents dans leur forme, leur couleur, leur agencement, que dans leur caractère.
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Par contre, Wagner, qui fut le premier à reconnaître les défauts du drame parlé, rend chaque action dramatique intelligible de trois manières différentes: par la parole, le geste et la musique; de telle sorte que la musique fait passer immédiatement les sentiments qui animent les acteurs du drame dans l'âme des auditeurs, lesquels voient alors dans les gestes de ces comédiens la première manifestation visible de ces phénomènes intérieurs.
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Cette musique antérieure ne vous pénètre que pendant quelques heures fugitives de ce bonheur que nous éprouvons toujours quand nous écoutons la musique wagnérienne; on la dirait sous l'influence de quelques rares moments d'oubli, durant lesquels elle se parle à elle-même et, comme la Sainte-Cécile de Raphaël, tourne son regard vers le ciel, loin de ceux qui écoutent et qui lui demandent de les distraire, de les amuser ou de les instruire.
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Avant Wagner, la musique se mouvait dans des limites généralement étroites.
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Il a subjugué les volontés les plus antipathiques; il n'y a plus un seul musicien de talent qui ne lui prête l'oreille dans son for intérieur et qui ne le juge plus digne d'être écouté que lui-même et tout le reste de ce qui s'appelle musique.
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De nombreux témoignages datant de cette époque font preuve, de part et d'autre, d'un attachement sincère.
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«La possibilité d'une culture allemande», qu'il rattache directement à «l'horizon de Bayreuth», revient au premier plan de ses préoccupations, et quand, enfin, deux ans plus tard, en 1876, le _Festspielhaus_ allait enfin être ouvert au public, il fait taire toutes les objections, pour pouvoir offrir aux pèlerins de la nouvelle Jérusalem l'éloquent bréviaire de _Richard Wagner à Bayreuth_.
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