Jenseits von Gut und Böse

By Friedrich Nietzsche

Page 52

- Hiermit
ist auch ein Wink zur Erklärung jenes Paradoxons gegeben, warum gerade
in der christlichsten Periode Europa's und überhaupt erst unter dem
Druck christlicher Werthurtheile der Geschlechtstrieb sich bis zur
Liebe (amour-passion) sublimirt hat.


190.

Es giebt Etwas in der Moral Plato's, das nicht eigentlich zu Plato
gehört, sondern sich nur an seiner Philosophie vorfindet, man könnte
sagen, trotz Plato: nämlich der Sokratismus, für den er eigentlich zu
vornehm war. "Keiner will sich selbst Schaden thun, daher geschieht
alles Schlechte unfreiwillig. Denn der Schlechte fügt sich selbst
Schaden zu: das würde er nicht thun, falls er wüsste, dass das
Schlechte schlecht ist. Demgemäss ist der Schlechte nur aus einem
Irrthum schlecht; nimmt man ihm seinen Irrthum, so macht man ihn
notwendig - gut." - Diese Art zu schliessen riecht nach dem Pöbel,
der am Schlechthandeln nur die leidigen Folgen in's Auge fasst und
eigentlich urtheilt "es ist dumm, schlecht zu handeln"; während er
"gut" mit "nützlich und angenehm" ohne Weiteres als identisch nimmt.
Man darf bei jedem Utilitarismus der Moral von vornherein auf diesen
gleichen Ursprung rathen und seiner Nase folgen: man wird selten irre
gehn. - Plato hat Alles gethan, um etwas Feines und Vornehmes in den
Satz seines Lehrers hinein zu interpretiren, vor Allem sich selbst -,
er, der verwegenste aller Interpreten, der den ganzen Sokrates nur
wie ein populäres Thema und Volkslied von der Gasse nahm, um es in's
Unendliche und Unmögliche zu variiren: nämlich in alle seine eignen
Masken und Vielfältigkeiten. Im Scherz gesprochen, und noch dazu
homerisch: was ist denn der platonische Sokrates, wenn nicht prósthe
Pláton opithén te Pláton mésse te Chímaira.


191.

Das alte theologische Problem von "Glauben" und "Wissen" - oder,
deutlicher, von Instinkt und Vernunft - also die Frage, ob in Hinsicht
auf Werthschätzung der Dinge der Instinkt mehr Autorität verdiene, als
die Vernünftigkeit, welche nach Gründen, nach einem "Warum?", als nach
Zweckmässigkeit und Nützlichkeit geschätzt und gehandelt wissen will,
- es ist immer noch jenes alte moralische Problem, wie es zuerst in
der Person des Sokrates auftrat und lange vor dem Christenthum schon
die Geister gespaltet hat. Sokrates selbst hatte sich zwar mit dem
Geschmack seines Talentes - dem eines überlegenen Dialektikers -
zunächst auf Seiten der Vernunft gestellt; und in Wahrheit, was hat
er sein Leben lang gethan, als über die linkische Unfähigkeit seiner
vornehmen Athener zu lachen, welche Menschen des Instinktes waren
gleich allen vornehmen Menschen und niemals genügend über die Gründe
ihres Handelns Auskunft geben konnten? Zuletzt aber, im Stillen und
Geheimen, lachte er auch über sich selbst: er fand bei sich, vor
seinem feineren Gewissen und Selbstverhör, die gleiche Schwierigkeit
und Unfähigkeit. Wozu aber, redete er sich zu, sich deshalb

Last Page Next Page

Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

Page 0
CONSIDÉRATIONS INACTUELLES (_David Strauss.
Page 7
De quoi se contente-t-on, même parmi les gens les plus distingués et les mieux éduqués, sous le nom de «précepteur»! Quel ramassis de cerveaux confus et d'organisations démodées est souvent désigné sous le nom de «gymnase» et trouvé bon? Qu'est-ce qui nous suffit à tous comme établissement supérieur d'instruction publique, comme Université, quels conducteurs, quelles institutions, quand on songe à la difficulté de la tâche qui consiste à éduquer un homme pour qu'il devienne un homme? Même la façon tant admirée dont les savants allemands.
Page 10
De là vint que je n'ai jamais trouvé chez lui un paradoxe, bien que j'aie relevé ça et là de petites erreurs, car que sont les paradoxes sinon des affirmations qui n'inspirent pas confiance, parce que l'auteur les lança sans y croire vraiment, voulant seulement briller et séduire par leur moyen, simplement se donner une attitude? Schopenhauer ne prend jamais d'attitude, car il écrit pour lui-même et personne n'aime à être dupé, le philosophe moins que quiconque, lui qui a même érigé en règle: ne trompe personne, pas même toi-même! Ne trompe même pas avec la complaisante duperie sociale que comporte presque chaque entretien et que les écrivains imitent presque inconsciemment; moins encore au moyen de la duperie plus consciente qui part de la tribune de l'orateur et qui se sert des moyens artificiels de la rhétorique.
Page 16
De temps en temps, ils se vengent de cette obligation de se cacher, de leur réserve forcée.
Page 23
De quelque côté que penche la victoire ce sera toujours une victoire accompagnée de pertes.
Page 33
Dès lors, il commencera à examiner combien profondément.
Page 40
»--Et enfin la nature a besoin du saint, du saint dont le moi s'est entièrement fondu, dont la vie de souffrance a presque perdu, ou même tout à fait perdu son sens individuel, pour se confondre, dans un même sentiment, avec tout ce qui est vivant; du saint qui subit ce miracle de transformation, qui n'est jamais le jouet des hasards du devenir, cette dernière et définitive humanisation, où pousse sans cesse la nature pour se délivrer d'elle-même.
Page 64
Que celui qui veut reprocher au philosophe ce que Niebuhr reprocha à Platon, d'avoir été un mauvais citoyen, le fasse tranquillement et se contente d'être lui-même un bon citoyen.
Page 72
Alors ils peuvent au moins faire semblant publiquement de s'occuper d'une façon scientifique, bien que dans leur for intérieur ils envoient au diable toute philosophie et toute science.
Page 74
Ils les blâment encore de ne pas être au premier rang dans toutes les.
Page 84
C'est l'expérience la plus primitive, la plus personnelle que Wagner revit en lui-même et qu'il vénère comme un saint mystère; c'est elle qu'il cherche à exprimer par le mot _fidélité_, elle qu'il ne se lasse point de personnifier, de vivifier de cent manières, lui consacrant, dans la plénitude de sa reconnaissance, ses meilleurs trésors et la plus pure essence de son art; c'est enfin cette merveilleuse conviction que l'une des sphères de sa nature est restée fidèle à l'autre, que la sphère créatrice, innocente, lumineuse, a conservé la foi d'un amour libre des plus désintéressés à celle qui était obscure, indomptable et tyrannique.
Page 89
Et c'est précisément en qualité de philosophe qu'il trouva sans peur non seulement la fournaise ardente de différents systèmes philosophiques, mais encore les vapeurs de la science et de l'érudition; il resta fidèle à la plus noble moitié de lui-même, qui exigeait _de sa nature multiple des action d'ensemble_ et qui lui enseignait à souffrir et à s'instruire, pour pouvoir accomplir ces actions.
Page 94
Partout ailleurs l'individu se trouve en présence de son insuffisance personnelle, de sa médiocrité et de son impuissance; comment trouverait-il le courage de combattre, s'il n'avait été d'abord sanctifié par quelque chose d'impersonnel! Les plus grandes souffrances que l'individu peut éprouver--le manque d'accord sur la vérité parmi les hommes, l'incertitude concernant les derniers résultats de la science, l'inégalité des facultés--tout cela fait qu'il a besoin de l'art.
Page 108
Une condition de l'humanité, de la vie sociale, des mœurs et de l'organisation de celle-ci, qui.
Page 111
Elle cherche alors à se voiler pudiquement de ses contrastes.
Page 121
On eût pu croire qu'un peuple, sérieux à beaucoup d'égards, un peuple lourd, voulût garder vis-à-vis de son artiste le plus sérieux le privilège d'une légèreté systématique, qu'il voulût décharger sur lui tout ce qu'il y a de vulgaire et d'irréfléchi, de maladroit et de méchant dans la nature allemande.
Page 144
Et la _mission_ de Wagner, à laquelle il croyait encore avec ferveur, lui semblait parfois s'égarer vers des considérations singulièrement terre à terre.
Page 163
Il faut concéder cependant que, pour autant qu'il s'aventure lui-même sur le terrain de la connaissance, loin de mériter des éloges, il est digne de la réprobation la plus absolue; c'est en intrus aussi immodeste et maladroit qu'il pénètre dans les jardins de la science, et la façon dont Wagner se met à «philosopher» apparaît comme du dilettantisme de l'ordre le plus répréhensible; qu'on n'ait même pas su en rire, cela peut paraître foncièrement allemand et fait partie du vieil et très germanique «culte de l'obscurité».
Page 166
Mais, pour ce qui est de la musique qu'il faut pour cette langue, la musique de Wagner «dernière manière», quelques rimes révéleront ce qu'il y a de dangereux dans cette musique de _Parsifal_.
Page 170
Je reconnais d'un seul regard que Wagner, s'il a atteint son but, l'a fait de la même façon que Napoléon a atteint Moscou.