Jenseits von Gut und Böse

By Friedrich Nietzsche

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bedienen, das
heisst als conventioneller Fiktionen zum Zweck der Bezeichnung, der
Verständigung, nicht der Erklärung. Im "An-sich" giebt es nichts
von "Causal-Verbänden", von "Nothwendigkeit", von "psychologischer
Unfreiheit", da folgt nicht "die Wirkung auf die Ursache", das regiert
kein "Gesetz". Wir sind es, die allein die Ursachen, das Nacheinander,
das Für-einander, die Relativität, den Zwang, die Zahl, das Gesetz,
die Freiheit, den Grund, den Zweck erdichtet haben; und wenn wir diese
Zeichen-Welt als "an sich" in die Dinge hineindichten, hineinmischen,
so treiben wir es noch einmal, wie wir es immer getrieben haben,
nämlich mythologisch. Der "unfreie Wille" ist Mythologie: im
wirklichen Leben handelt es sich nur um starken und schwachen Willen.
- Es ist fast immer schon ein Symptom davon, wo es bei ihm selber
mangelt, wenn ein Denker bereits in aller "Causal-Verknüpfung" und
"psychologischer Nothwendigkeit" etwas von Zwang, Noth, Folgen-Müssen,
Druck, Unfreiheit herausfühlt: es ist verrätherisch, gerade so zu
fühlen, - die Person verräth sich. Und überhaupt wird, wenn ich recht
beobachtet habe, von zwei ganz entgegengesetzten Seiten aus, aber
immer auf eine tief persönliche Weise die "Unfreiheit des Willens"
als Problem gefasst: die Einen wollen um keinen Preis ihre
"Verantwortlichkeit", den Glauben an sich, das persönliche Anrecht auf
ihr Verdienst fahren lassen (die eitlen Rassen gehören dahin -); die
Anderen wollen umgekehrt nichts verantworten, an nichts schuld sein
und verlangen, aus einer innerlichen Selbst-Verachtung heraus, sich
selbst irgend wohin abwälzen zu können. Diese Letzteren pflegen sich,
wenn sie Bücher schreiben, heute der Verbrecher anzunehmen; eine Art
von socialistischem Mitleiden ist ihre gefälligste Verkleidung. Und
in der That, der Fatalismus der Willensschwachen verschönert sich
erstaunlich, wenn er sich als "la religion de la souffrance humaine"
einzuführen versteht: es ist sein "guter Geschmack".


22.

Man vergebe es mir als einem alten Philologen, der von der Bosheit
nicht lassen kann, auf schlechte Interpretations-Künste den Finger zu
legen - aber jene "Gesetzmässigkeit der Natur", von der ihr Physiker
so stolz redet, wie als ob - - besteht nur Dank eurer Ausdeutung und
schlechten "Philologie", - sie ist kein Thatbestand, kein "Text",
vielmehr nur eine naiv-humanitäre Zurechtmachung und Sinnverdrehung,
mit der ihr den demokratischen Instinkten der modernen Seele sattsam
entgegenkommt! "Überall Gleichheit vor dem Gesetz, - die Natur
hat es darin nicht anders und nicht besser als wir": ein artiger
Hintergedanke, in dem noch einmal die pöbelmännische Feindschaft gegen
alles Bevorrechtete und Selbstherrliche, insgleichen ein zweiter und
feinerer Atheismus verkleidet liegt. "Ni dieu, ni maître" - so wollt
auch ihr's.- und darum "hoch das Naturgesetz"! - nicht wahr? Aber,
wie gesagt, das ist Interpretation, nicht Text; und es könnte
Jemand kommen, der, mit der entgegengesetzten Absicht und
Interpretationskunst, aus der gleichen Natur und im Hinblick auf
die gleichen Erscheinungen, gerade die

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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elle est pareille à la chute bienfaisante d'une pluie nocturne.
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Je me rendis compte à quel point nous sommes d'aspect misérable, nous autres hommes modernes, si on nous compare aux Grecs et aux Romains, ne fût-ce que par rapport à la compréhension sévère et sérieuse des tâches éducatrices.
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Mon seul but, mon but le plus sacré, s'est évanoui et je n'en ai plus d'autre.
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Son jugement est d'un poids d'autant plus considérable qu'il n'est contredit par aucun jugement contraire d'aucun grand philosophe de la même grande époque.
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Toute philosophie qui croit qu'un événement politique peut déplacer ou même résoudre le problème de l'existence est une philosophie de plaisanteries, une philosophie de mauvais aloi.
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Eux seuls le feront sans dommage, car elle décourage les natures contemplatives et effarouche la foule.
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Ils sont tentés de s'écrier, comme fit Faust, en s'adressant à Méphistophélès: «C'est ainsi que tu opposes à la force toujours en mouvement, à la force créatrice et bienfaisante, la froide main du diable.
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L'énigme que doit deviner l'homme, il ne peut la deviner que dans l'être, dans le conditionné, dans l'impérissable.
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On rencontre encore chez le savant, pour une bonne part, la volonté de découvrir _certaines_ «vérités», et cela par soumission à l'égard de certaines personnalités puissantes, de certaines castes, opinions, églises, par soumission à l'égard de certains gouvernements, parce qu'il sent qu'il se rend utile à lui-même en mettant la «vérité» de leur côté.
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Si quelqu'un s'analyse au moyen d'opinions étrangères, quoi d'étonnant s'il n'observe sur lui rien autre chose que précisément des opinions étrangères.
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Leur liberté et leur solitude les feraient périr, l'ennui ferait.
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Quand quelqu'un supporte donc d'être philosophe par grâce d'Etat, il lui faudra tolérer aussi d'être considéré par l'Etat comme quelqu'un qui a renoncé à poursuivre la vérité dans tous les recoins.
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Bref, ils trouvent toujours des raisons qui leur font estimer qu'il est plus philosophique de ne rien savoir que d'apprendre quelque chose.
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Si leur imagination est incapable de leur faire distinguer les formes nouvelles qu'ils ont devant eux, s'ils ne voient sans cesse, derrière eux, que les formes anciennes, ils sont morts avant d'avoir cessé de vivre.
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Là seulement, comme dans un formidable mirage, nous nous apercevons, nous et nos semblables, en plein dans la lutte, la victoire et la disparition, comme si nous étions, nous aussi, quelque chose de sublime et d'important; nous faisons nos délices du rythme de la passion et du sacrifice que comporte la passion; à chacun des pas formidables que fait le héros, nous entendons le sourd retentissement de la mort et dans le voisinage de la mort nous saisissons l'attrait suprême de la vie.
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Mais quel choc étrange ce sentiment ne subit-il pas quand, à la clairvoyance de son orgueil frémissant, vient se joindre un tout autre penchant: l'aspiration à quitter les hauteurs pour les profondeurs, le tendre désir des choses terrestres, du bonheur en commun.
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Quand le langage d'un peuple est déjà tombé.
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Ses écrits n'ont rien de canonique, rien de sévère; le canon, il l'a déposé dans ses œuvres d'art.
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Par là, il se place en opposition directe avec toute la civilisation de la Renaissance, laquelle nous a enveloppés jusqu'à présent, nous autres hommes modernes, de ses lumières et de ses ombres.
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honneur.