Human, All-Too-Human: A Book for Free Spirits, Part 1 Complete Works, Volume Six

By Friedrich Nietzsche

Page 147

with children.


343.

THE NARRATOR.--He who gives an account of something readily betrays
whether it is because the fact interests him, or because he wishes
to excite interest by the narration. In the latter case he will
exaggerate, employ superlatives, and such like. He then does not
usually tell his story so well, because he does not think so much
about his subject as about himself.


344.

THE RECITER.--He who recites dramatic works makes discoveries about his
own character; he finds his voice more natural in certain moods and
scenes than in others, say in the pathetic or in the scurrilous, while
in ordinary life, perhaps, he has not had the opportunity to exhibit
pathos or scurrility.


345.

A COMEDY SCENE IN REAL LIFE.--Some one conceives an ingenious idea on
a theme in order to express it in society. Now in a comedy we should
hear and see how he sets all sail for that point, and tries to land the
company at the place where he can make his remark, how he continuously
pushes the conversation towards the one goal, sometimes losing the way,
finding it again, and finally arriving at the moment: he is almost
breathless--and then one of the company takes the remark itself out of
his mouth! What will he do? Oppose his own opinion?


346.

UNINTENTIONALLY DISCOURTEOUS.--When a person treats another with
unintentional discourtesy,--for instance, not greeting him because not
recognising him,--he is vexed by it, although he cannot reproach his
own sentiments; he is hurt by the bad opinion which he has produced in
the other person, or fears the consequences of his bad humour, or is
pained by the thought of having injured him,--vanity, fear, or pity may
therefore be aroused; perhaps all three together.


347.

A MASTERPIECE OF TREACHERY.--To express a tantalising distrust of a
fellow-conspirator, lest he should betray one, and this at the very
moment when one is practising treachery one's self, is a masterpiece
of wickedness; because it absorbs the other's attention and compels
him for a time to act very unsuspiciously and openly, so that the real
traitor has thus acquired a free hand.


348.

To INJURE AND TO BE INJURED.--It is far pleasanter to injure
and afterwards beg for forgiveness than to be injured and grant
forgiveness. He who does the former gives evidence of power and
afterwards of kindness of character. The person injured, however, if he
does not wish to be considered inhuman, _must_ forgive; his enjoyment
of the other's humiliation is insignificant on account of this
constraint.


349.

IN A DISPUTE.--When we contradict another's opinion and at the same
time develop our own, the constant consideration of the other opinion
usually disturbs the

Last Page Next Page

Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

Page 22
C'est lui qui parle avec le plus de précision, mais, au fond, si l'on sait ouvrir les oreilles, ils disent tous la même chose.
Page 25
Il se peut qu'un pareil homme, qui voit dans le service de l'Etat son devoir suprême, ne sache véritablement pas quels sont les devoirs suprêmes.
Page 28
devaient pas être déterminés par la pensée religieuse; c'est à ce prix qu'elles eurent le droit de vivre elles-mêmes.
Page 43
Il me faut maintenant peindre l'effet de la _seconde_ consécration et je sais fort bien qu'ici ma tâche est plus difficile, car il convient de faire le passage entre le fait intime et l'appréciation du fait extérieur; le regard doit se porter au loin pour retrouver, dans l'agitation du vaste monde, ce désir de culture tel qu'il le connaît d'après ces premières expériences.
Page 59
Elle accomplit ses desseins d'une façon grossière et lourde, ce qui l'oblige à sacrifier beaucoup trop de forces.
Page 62
Il apprit à temps à ne pas être assez ou trop sensible à l'étroitesse nationale.
Page 67
que les philosophes dont ils n'ont pas besoin d'avoir peur.
Page 68
donc l'apparence d'être capable de distinguer entre les bons et les mauvais philosophes; mieux encore, il admet que les _bons_ sont en nombre suffisant pour occuper les chaires dont il dispose.
Page 69
Et, en fin de compte, qu'importe à nos jeunes gens l'histoire de la philosophie? La confession des opinions doit-elle les décourager d'avoir, eux aussi, des opinions? Doivent-ils être instruits à prendre part aux jubilations provoquées par le chemin magnifique que nous avons parcouru? Doivent-ils peut-être même apprendre à haïr et à mépriser les philosophes? On serait presque tenté de croire qu'il en est ainsi, lorsque l'on sait quels supplices sont pour les étudiants les examens de philosophie en vue desquels ils leur faut introduire dans leur malheureux cerveau toutes les inventions folles et absurdes de l'esprit humain, à côté des idées grandioses et difficiles à saisir.
Page 90
a parcourus, et qu'on ne tient pas compte de ses arrêts, de ses reculs, de ses hésitations, de ses détours.
Page 94
Le jour se lève et la lutte va commencer, les ombres sacrées s'évanouissent et l'art est de nouveau loin de nous, mais la consolation qu'il a apportée est restée répandue sur l'homme comme une rosée du matin.
Page 117
Par son art, il ne parle plus à un «public» ou à un peuple, mais seulement à lui-même, et il s'efforce de donner à cet art toute la clarté et toutes les qualités nécessaires à un dialogue aussi grandiose.
Page 120
Dès qu'il eut compris le rapport qui existe actuellement entre le monde des théâtres, le succès scénique et le caractère de l'homme d'aujourd'hui, son âme ne voulut plus rien avoir de commun avec ce genre de théâtre.
Page 125
Toute l'économie du drame put de nouveau affirmer son goût pour la mesure dans les proportions grandioses de l'édifice, car il ne lui restait plus aucun prétexte pour recourir à ces complications préméditées, à cette multiplicité déroutante dans le style de l'édifice, au moyen desquels le poète dramatique cherche à soulever en faveur de son œuvre un vif sentiment d'intérêt et d'étonnement, sentiment qui se hausse ensuite jusqu'à une stupéfaction bienheureuse.
Page 135
C'est la misère particulière de l'artiste de l'avenir, de celui qui ne peut pas, comme le philosophe, s'adonner seul, dans une sombre retraite, à la recherche de la connaissance, car il a besoin d'âmes humaines comme médiatrices entre lui et l'avenir, il a besoin d'institutions publiques comme garanties de cet avenir, comme ponts entre maintenant et plus tard.
Page 147
De-ci de-là, on rencontre l'aspiration isolée vers le beau.
Page 165
«La musique, a-t-il écrit, n'est toujours qu'un moyen, le but c'est le drame.
Page 174
19.
Page 176
G.
Page 177
208: il paraît invraisemblabe et artificiel il paraît invraisemblable et artificiel p.