Götzen-Dämmerung

By Friedrich Nietzsche

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wie jener berühmte Wurm, weil er sich
beständig getreten fühlt. Als Kritiker ohne Maassstab, Halt und
Rückgrat, mit der Zunge des kosmopolitischen libertin für Vielerlei,
aber ohne den Muth selbst zum Eingeständniss der libertinage. Als
Historiker ohne Philosophie, ohne die Macht des philosophischen
Blicks, - deshalb die Aufgabe des Richtens in allen Hauptsachen
ablehnend, die "Objektivität" als Maske vorhaltend. Anders verhält er
sich zu allen Dingen, wo ein feiner, vernutzter Geschmack die höchste
Instanz ist: da hat er wirklich den Muth zu sich, die Lust an sich, -
da ist er Meister. - Nach einigen Seiten eine Vorform Baudelaire's. -


4.

Die imitatio Christi gehört zu den Büchern, die ich nicht ohne einen
physiologischen Widerstand in den Händen halte: sie haucht einen
parfum des Ewig-Weiblichen aus, zu dem man bereits Franzose sein muss
- oder Wagnerianer... Dieser Heilige hat eine Art von der Liebe zu
reden, dass sogar die Pariserinnen neugierig werden. - Man sagt mir,
dass jener klügste Jesuit, A. Comte, der seine Franzosen auf dem
Umweg der Wissenschaft nach Rom führen wollte, sich an diesem Buche
inspirirt habe. Ich glaube es: "die Religion des Herzens"...


5.

G. Eliot. - Sie sind den christlichen Gott los und glauben nun um,
so mehr die christliche Moral festhalten zu müssen: das ist eine
englische Folgerichtigkeit, wir wollen sie den Moral Weiblein á
la Eliot nicht verübeln. In England muss man sich für jede kleine
Emancipation von der Theologie in furchteinflössender Weise als
Moral-Fanatiker wieder zu Ehren bringen. Das ist dort die Busse, die
man zahlt. - Für uns Andre steht es anders. Wenn man den christlichen
Glauben aufgiebt, zieht man sich damit das Recht zur christlichen
Moral unter den Füssen weg. Diese versteht sich schlechterdings nicht
von selbst: man muss diesen Punkt, den englischen Flachköpfen zum
Trotz, immer wieder an's Licht stellen. Das Christenthum ist ein
System, eine zusammengedachte und ganze Ansicht der Dinge. Bricht man
aus ihm einen Hauptbegriff, den Glauben an Gott, heraus, so zerbricht
man damit auch das Ganze: man hat nichts Nothwendiges mehr zwischen
den Fingern. Das Christenthum setzt voraus, dass der Mensch nicht
wisse, nicht wissen könne, was für ihn gut, was böse ist: er glaubt an
Gott, der allein es weiss. Die christliche Moral ist ein Befehl; ihr
Ursprung ist transscendent; sie ist jenseits aller Kritik, alles
Rechts auf Kritik; sie hat nur Wahrheit, falls Gott die Wahrheit ist,
- sie steht und fällt mit dem Glauben an Gott. - Wenn thatsächlich die
Engländer glauben, sie wüssten von sich aus, "intuitiv", was gut und
böse ist, wenn sie folglich vermeinen, das Christenthum als Garantie
der Moral nicht mehr nöthig zu haben, so ist dies selbst bloss die
Folge

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Text Comparison with Ainsi Parlait Zarathoustra

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Mais j'ai besoin de compagnons vivants qui me suivent, parce qu'ils veulent se suivre eux-mêmes - partout où je vais.
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Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur, de ceux qui inscrivent des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles.
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Mais le veilleur de nuit est impudent et impudemment il porte son cor.
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Leur sagesse dit: "Est fou qui demeure en vie, mais nous sommes tellement fous! Et ceci est la plus grande folie de la vie!" - "La vie n'est que souffrance" - prétendent-ils, et ils ne mentent pas: faites donc en sorte que _vous_ cessiez d'être! Faites donc cesser la vie qui n'est que souffrance! Et voici l'enseignement de votre vertu: "Tu dois te tuer toi-même! Tu dois t'esquiver toi-même!" "La luxure est un péché, - disent les uns, en prêchant la mort - mettons-nous à l'écart et n'engendrons pas d'enfants!" "L'enfantement est pénible, disent les autres, - pourquoi enfanter encore? On n'enfante que des malheureux!" Et eux aussi sont des prédicateurs de la mort.
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Libre pour la mort et libre dans la mort, divin négateur, s'il n'est plus temps d'affirmer: ainsi il comprend la vie et la mort.
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J'aime bien aussi à voiler ma face et à m'enfuir avant d'être reconnu: faites de même, mes amis! Que ma destinée m'amène toujours sur mon chemin de ceux qui, comme vous, ne souffrent pas, et de ceux aussi avec qui je _puisse_ partager espoirs, repas et miel! En vérité, j'ai fait ceci et cela pour ceux qui souffrent: mais il m'a toujours semblé faire mieux, quand j'apprenais à mieux me réjouir.
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Mais lorsqu'ils le soulevèrent et qu'ils le placèrent sur ses jambes, son oeil se transforma tout à coup; il comprit tout ce qui était arrivé, et en se caressant la barbe, il dit d'une voix forte: "Allons! tout cela viendra en son temps; mais veillez, mes disciples, à ce que nous fassions un bon repas, et bientôt! - c'est ainsi que je pense expier mes mauvais rêves! Pourtant le devin doit manger et boire à mes côtés: et, en vérité, je lui montrerai une mer où il pourra se noyer!" Ainsi parlait Zarathoustra.
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Soudain j'entendis l'_Autre_ qui me disait sans voix: "_Tu le sais Zarathoustra.
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Mais moi je vous dis, à vous qui aimez vos aises: _cela se prend_, et cela prendra de vous toujours davantage! Hélas, que ne vous défaites-vous de tous ces demi-vouloirs, que ne vous décidez-vous pour la paresse comme pour l'action! Hélas, que ne comprenez-vous ma parole: "Faites toujours ce que vous voudrez, - mais soyez d'abord de ceux qui _peuvent vouloir!_" "Aimez toujours votre prochain comme vous-mêmes, mais soyez d'abord de ceux qui _s'aiment eux-mêmes_ - qui s'aiment avec le grand amour, avec le grand mépris!" Ainsi parle Zarathoustra, l'impie.
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- Pareil au soleil, Zarathoustra, lui aussi, veut disparaître: maintenant il est assis là a attendre, entouré de vieilles tables brisées et de nouvelles tables, - à demi-écrites.
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J'ai entendu de pieux hallucinés de l'arrière-monde dire à leur conscience des paroles comme celle-ci et, en vérité, sans malice ni raillerie, - quoiqu'il n'y ait rien de plus faux sur la terre, ni rien de pire.
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C'est ta bonté, ta trop grande bonté, qui ne veut ni se lamenter, ni pleurer: et pourtant, ô mon âme, ton sourire désire les larmes, et ta bouche tremblante les sanglots.
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grande lieuse, enveloppeuse, séduisante, chercheuse qui trouve! Qui ne t'aimerait pas, innocente, impatiente, hâtive pécheresse aux veux d'enfant! Où m'entraînes-tu maintenant, enfant modèle, enfant mutin? Et te voilà qui me fuis de nouveau, doux étourdi, jeune ingrat! Je te suis en dansant, même sur une piste incertaine.
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Si jamais ma colère a violé des tombes, reculé des bornes frontières et jeté de vieilles tables brisées dans des profondeurs à pic: Si jamais ma moquerie a éparpillé des paroles décrépites, si je suis venu comme un balai pour les araignées, et comme un vent purificateur pour les cavernes mortuaires, vieilles et moisies: Si je me suis jamais assis plein d'allégresse, à l'endroit où sont enterrés des dieux anciens, bénissant et aimant le monde, à côté des monuments d'anciens calomniateurs du monde: - car j'aimerai même les églises et les tombeaux des dieux, quand le ciel regardera d'un oeil clair à travers leurs voûtes brisées; j'aime à être assis sur les églises détruites, semblable à l'herbe et au rouge pavot - O comment ne serais-je pas ardent de l'éternité, ardent du nuptial anneau des anneaux - l'anneau du devenir et du retour? Jamais encore je n'ai trouvé la femme de qui je voudrais avoir des enfants, si ce n'est cette femme que j'aime: car je t'aime, ô éternité! Car je t'aime, ô Éternité! 3.
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Ris donc, ris, ma claire et bien portante méchanceté! Jette du haut des hautes montagnes ton scintillant rire moqueur! Amorce avec ton scintillement les plus beaux poissons humains! Et tout ce qui, dans toutes les mers, m'appartient à _moi_, ma chose à moi dans toutes les choses - prends _cela_ pour moi, amène-moi cela là-haut: c'est ce qu'attend le plus méchant de tous les pêcheurs.
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"Entends-tu, entends-tu, ô Zarathoustra? s'écria le devin, c'est à toi que s'adresse le cri, c'est à toi qu'il appelle: viens, viens, viens, il est temps, il est grand temps!" - Mais Zarathoustra se taisait, troublé et ébranlé; enfin il demanda comme quelqu'un qui hésite en lui-même: "Et qui est celui qui m'appelle là-bas?" "Tu le sais bien, répondit vivement le devin, pourquoi te caches-tu? C'est _l'homme supérieur_ qui t'appelle à son secours!" "L'homme supérieur, cria Zarathoustra, saisi d'horreur: Que veut-il? Que veut-il? L'homme supérieur! Que veut-il ici?" - et sa peau se couvrit de sueur.
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Enfoncer une pointe dans le ventre d'un enflé, c'est ce que j'appelle un sage divertissements.
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Il me persuade, je ne sais comment? il me touche intérieurement d'une main caressante, il me fait violence.
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6.
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Toutes les espèces d'hommes supérieurs, leur détresse et leur dépérissement (différents exemples, citer Dühring, détérioré par l'isolement).