Ecce Homo Complete Works, Volume Seventeen

By Friedrich Nietzsche

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always
been kindly disposed to me. I, personally, the most essential opponent
of Christianity, am far from holding the individual responsible for
what is the fatality of long ages.

May I be allowed to hazard a suggestion concerning one last trait
in my character, which in my intercourse with other men has led me
into some difficulties? I am gifted with a sense of cleanliness the
keenness of which is phenomenal; so much so, that I can ascertain
physiologically--that is to say, smell--the proximity, nay, the inmost
core, the "entrails" of every human soul.... This sensitiveness of mine
is furnished with psychological antennæ, wherewith I feel and grasp
every secret: the quality of concealed filth lying at the base of many
a human character which may be the inevitable outcome of base blood,
and which education may have veneered, is revealed to me at the first
glance. If my observation has been correct, such people, whom my sense
of cleanliness rejects, also become conscious, on their part, of the
cautiousness to which my loathing prompts me: and this does not make
them any more fragrant.... In keeping with a custom which I have long
observed,--pure habits and honesty towards myself are among the first
conditions of my existence, I would die in unclean surroundings,--I
swim, bathe, and splash about, as it were, incessantly in water, in
any kind of perfectly transparent and shining element. That is why
my relations with my fellows try my patience to no small extent; my
humanity does not consist in the fact that I understand the feelings
of my fellows, but that I can endure to understand.... My humanity
is a perpetual process of self-mastery. But I need solitude--that is
to say, recovery, return to myself, the breathing of free, crisp,
bracing air.... The whole of my _Zarathustra_ is a dithyramb in honour
of solitude, or, if I have been understood, in honour of purity. Thank
Heaven, it is not in honour of "pure foolery"![3] He who has an eye for
colour will call him a diamond. The loathing of mankind, of the rabble,
was always my greatest danger.... Would you hearken to the words spoken
by Zarathustra concerning deliverance from loathing?

"What forsooth hath come unto me? How did I deliver myself from
loathing? Who hath made mine eye younger? How did I soar to the height,
where there are no more rabble sitting about the well?

"Did my very loathing forge me wings and the strength to scent
fountains afar off? Verily to the loftiest heights did I need to fly,
to find once more the spring of joyfulness.

"Oh, I found

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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par la génération de ceux qui pensent publiquement il ne restera plus rien dans un siècle et qu'alors les opinions de ces constructeurs de maisons se seront probablement écroulées elles aussi.
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Je me rendis compte à quel point nous sommes d'aspect misérable, nous autres hommes modernes, si on nous compare aux Grecs et aux Romains, ne fût-ce que par rapport à la compréhension sévère et sérieuse des tâches éducatrices.
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» C'est avec lui que je tiendrais, si la tâche m'était imposée de m'acclimater sur la terre.
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Sa force s'élève comme une flamme par un temps calme, droite et légère, indifférente, sans tremblement et sans inquiétude.
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Partout où nous trouvons ces dons intellectuels sans ce désir, dans les milieux savants aussi bien que parmi les gens qui se prétendent cultivés, ils n'éveillent chez nous que de la répugnance ou du dégoût; car nous nous doutons que de pareils hommes, avec tout leur esprit, ne développent point, mais entravent tout au contraire toute culture qui serait en train de naître, de même que la création du génie qui est le but de toute culture.
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Notre tâche ne fait que commencer ici et d'après ma propre expérience je ne vois et ne sais qu'une seule chose, qu'il est possible, en partant de cette image idéale, de nous charger d'une chaîne de devoirs qui sont à notre portée, et quelques uns d'entre nous sentent déjà le poids de cette chaîne.
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C'est là son grand chagrin et c'est ce qui la rend mélancolique.
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Le plus grand et le plus noble servent de moyens pour donner naissance à ce qui est médiocre et vulgaire.
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Kant lui-même n'en fut point capable et resta jusqu'à sa fin, malgré la poussée naturelle de son génie, en quelque sorte à l'état de chrysalide.
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Aussi loin que s'étendaient les regards du jeune homme, il se voyait entouré d'esprits singulièrement vieillots, mais sans cesse en activité, formant un contraste ridicule avec l'éclat du théâtre et avec l'allure entraînante de la musique, un contraste incompréhensible.
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C'était un esprit plein d'amour,.
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Il se trouvera soudain en face d'une puissance qui annule la résistance de la raison et qui fait même paraître déraisonnable et incompréhensible tout ce qui jusque là faisait partie de notre existence.
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Pour ce qui est de nous, tout au contraire, nous avons besoin de l'art précisément parce que _l'aspect de la réalité nous a ouvert les yeux_; il nous faut le dramaturge universel pour qu'il nous délivre, ne fût-ce que pour quelques heures, de la terrible tension dont souffre l'homme clairvoyant, placé entre sa propre faiblesse et la tâche qui lui est imposée.
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Celui-ci laisse l'impression de l'improvisation.
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Le vouloir-vivre de Schopenhauer trouve ici son expression artistique: quelle sourde agitation sans but! quelles extases! quels désespoirs! quels accents de souffrance et de désir! quels cris d'amour et d'ardeur! Rarement un gai rayon de soleil mais beaucoup de fantasmagories dans les éclairages! Dans une semblable position réside pour l'art sa force et sa faiblesse; il est bien difficile de revenir de là-bas vers la vie.
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Il se peut qu'il en soit autrement des jeunes gens wagnériens.
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Wagner est un des trois génies de comédiens, en art par qui la foule, au cours de ce siècle (et ne sommes-nous pas au siècle des «masses»?) apprit à connaître l'idée de «l'artiste».
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