Early Greek Philosophy & Other Essays Collected Works, Volume Two

By Friedrich Nietzsche

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the course of this process
out of that Aërial mass, conglomerating in its interior, water is
separated, and again out of the water the earthy element, and then
out of the earthy element, under the effect of the awful cold are
separated the stones. Again at some juncture masses of stone, through
the momentum of the rotation, are torn away sideways from the earth and
thrown into the realm of the hot light Ether; there in the latter's
fiery element they are made to glow and, carried along in the ethereal
rotation, they irradiate light, and as sun and stars illuminate and
warm the earth, in herself dark and cold. The whole conception is of
a wonderful daring and simplicity and has nothing of that clumsy and
anthropomorphical teleology, which has been frequently connected with
the name of Anaxagoras. That conception has its greatness just in this,
that it derives the whole Cosmos of Becoming out of the moved circle,
whereas Parmenides contemplated the true "Existent" as a resting, dead
ball. Once that circle is put into motion and caused to roll by the
Nous, then all the order, law and beauty of the world is the natural
consequence of that first impetus. How very much one wrongs Anaxagoras
if one reproaches him for the wise abstention from teleology which
shows itself in this conception and talks scornfully of his Nous as
of a _deus ex machina._ Rather, on account of the elimination of
mythological and theistic miracle-working and anthropomorphic ends and
utilities, Anaxagoras might have made use of proud words similar to
those which Kant used in his Natural History of the Heavens. For it is
indeed a sublime thought, to retrace that grandeur of the cosmos and
the marvellous arrangement of the orbits of the stars, to retrace all
that, in all forms to a simple, purely mechanical motion and, as it
were, to a moved mathematical figure, and therefore not to reduce all
that to purposes and intervening hands of a machine-god, but only to
a kind of oscillation, which, having once begun, is in its progress
necessary and definite, and effects result which resemble the wisest
computation of sagacity and extremely well thought-out fitness without
being anything of the sort. "I enjoy the pleasure," says Kant, of
seeing how a well-ordered whole produces itself without the assistance
of arbitrary fabrications, under the impulse of fixed laws of motion--a
well-ordered whole which looks so similar to that world-system which
is ours, that I cannot abstain from considering it to be the same.
It seems to me that one might say here, in a certain

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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fr) Note sur la Transcription.
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L'un exige de l'éducateur qu'il reconnaisse immédiatement les dons particuliers de ses élèves et qu'il dirige ensuite toutes les forces et toutes les facultés vers cette unique vertu pour l'amener à la maturité véritable et à la fécondité.
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On peut parcourir toute l'Allemagne avec le cœur animé d'un pareil besoin, on peut aller d'une Université à l'autre sans trouver ce que l'on cherche; des désirs infiniment moindres et beaucoup plus simples n'y trouvent pas leur réalisation.
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Un sentiment de bien-être vigoureux s'empare de nous dès que nous entendons le son de sa voix; il en est de nous comme si nous pénétrions dans une haute futaie: nous respirons soudain plus librement et nous nous sentons renaître.
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Mais beaucoup de degrés dans la libération de la vie philosophique sont encore inconnus parmi les Allemands et ne pourront pas le rester toujours.
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Maintenant, par son air transfiguré, elle veut exprimer le grand _éclaircissement_ sur le sens de l'univers; et ce que les hommes peuvent désirer de plus haut, c'est de participer sans cesse, en ayant l'oreille aux aguets, à cet éclaircissement.
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Les signes qui la font reconnaître sont l'humilité sans dépit, la haine que l'on a de sa propre étroitesse et de son manque d'élan, la compassion avec le génie qui sut s'arracher toujours à nouveau de notre atmosphère lourde et sèche, la divination de tous ceux qui se développent et qui luttent et, enfin, la conviction de rencontrer presque partout la nature dans sa détresse, la nature qui tente de s'approcher de l'homme, qui s'aperçoit avec douleur que l'œuvre est encore manquée, bien qu'elle puisse enregistrer des réussites partielles, des traits, des esquisses de l'œuvre parfaite.
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C'est du moins ce qu'a affirmé récemment l'académicien berlinois Dubois-Reymond.
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La seule critique d'une philosophie qui soit possible et qui démontre quelque chose, celle qui consiste à essayer si l'on peut vivre conformément à cette philosophie, n'a jamais été enseignée dans les universités, où l'on se contente de faire une critique des paroles en paroles.
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_» Or, si de pareils penseurs sont dangereux, il apparaît clairement pourquoi nos penseurs académiques ne le sont pas, car leurs idées se développent paisiblement dans la routine, de la même façon que jamais arbre porta ses fruits.
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Associés à un esprit étroit, les désirs tyranniques et illimités d'une telle volonté auraient pu devenir néfastes; il était nécessaire, en tous cas, qu'une issue libre fût promptement trouvée, que l'air clair et le soleil vinssent la baigner.
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Sa position vis-à-vis d'elle devient alors toute différente de celle des autres savants, et ressemble bien plutôt à l'attitude qu'occupaient les Grecs vis-à-vis de leurs mythes, ceux-ci étant devenus des objets que l'on façonne et réalise avec amour, saisi d'une sorte de crainte pieuse, mais pourtant conscient du droit souverain que possède le créateur.
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L'amour et la justice, devenus puissants sur un point qui serait ici le royaume de l'art, doivent se développer selon une loi intérieure et ne peuvent revenir à l'immobilité de leur précédent état de chrysalide.
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Autrefois, ce contre quoi on mettait le plus en garde, c'était de prendre trop au sérieux le jour ou l'instant fugitif; on recommandait le _nil admirari_ et le souci des choses éternelles.
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Quoi qu'il en soit, il reçut une impulsion assez puissante pour qu'il songeât impérieusement à un devoir souverain qui lui restait à accomplir.
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Parce que Wagner aimait cette langue, plus qu'aucun autre Allemand et qu'il exigeait d'elle plus que tout autre, il souffrit davantage de sa dégénérescence et de son affaiblissement, c'est-à-dire des nombreuses déperditions et mutilations que ses formes avaient subies au cours des temps, des embarrassantes particules de notre syntaxe et de nos verbes auxiliaires inchantables.
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Précédemment, c'était un état d'âme, une disposition particulière, soit au calme, soit à la gaîté, soit au recueillement, soit au repentir qui devaient être exprimés par les sons; à l'aide d'un certain accord dans la forme et de la durée de cet accord, on voulait frapper l'auditeur, le contraindre à interpréter la signification de cette musique, et enfin le placer dans un état d'âme semblable.
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Je me suis longtemps efforcé de mon mieux pour voir en Richard Wagner une sorte de Cagliostro.