Early Greek Philosophy & Other Essays Collected Works, Volume Two

By Friedrich Nietzsche

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and the untruth of the identity of "Being" and Thinking
could be demonstrated. Firstly, if the Thinking of Reason in ideas is
real, then also Plurality and Motion must have reality, for rational
Thinking is mobile; and more precisely, it is a motion from idea to
idea, therefore within a plurality of realities. There is no subterfuge
against that; it is quite impossible to designate Thinking as a rigid
Permanence, as an eternally immobile, intellectual Introspection of
Unity. Secondly, if only fraud and illusion come from the senses,
and if in reality there exists only the real identity of "Being" and
Thinking, what then are the senses themselves? They too are certainly
Appearance only since they do not coincide with the Thinking, and
their product, the world of senses, does not coincide with "Being."
If however the senses themselves are Appearance to whom then are
they Appearance? How can they, being unreal, still deceive? The
"Non-Existent" cannot even deceive. Therefore the Whence? of deception
and Appearance remains an enigma, yea, a contradiction. We call these
_argumenta ad hominem:_ The Objection Of The Mobile Reason and that
of The Origin Of Appearance. From the first would result the reality
of Motion and of Plurality, from the second the impossibility of the
Parmenidean Appearance, assuming that the chief-doctrine of Parmenides
on the "Being" were accepted as true. This chief-doctrine however only
says: The "Existent" only has a "Being," the "Non-Existent" does not
exist. If Motion however has such a "Being," then to Motion applies
what applies to the "Existent" in general: it is increate, eternal,
indestructible, without increase or decrease. But if the "Appearance"
is denied and a belief in it made untenable, by means of that question
as to the Whence? of the "Appearance," if the stage of the so-called
Becoming, of change, our many-shaped, restless, coloured and rich
Existence is protected from the Parmenidean rejection, then it is
necessary to characterise this world of change and alteration as a
_sum_ of such really existing Essentials, existing simultaneously
into all eternity. Of a change in the strict sense, of a Becoming
there cannot naturally be any question even with this assumption. But
now Plurality has a real "Being," all qualities have a real "Being"
and motion not less; and of any moment of this world--although these
moments chosen at random lie at a distance of millenniums from one
another--it would have to be possible to say: all real Essentials
extant in this world are without exception co-existent, unaltered,
undiminished, without increase, without decrease. A millennium later
the world is exactly the same. Nothing has altered. If in spite of
that the

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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Il m'arrivait alors de me demander quels seraient les principes en vertu desquels il m'éduquerait, et je réfléchissais à ce qu'il penserait des deux principes d'éducation en usage aujourd'hui.
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Mais on se trompe si l'on s'attend à quelque chose de semblable.
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Attendez que nos compatriotes soient devenus riches et conscients d'eux-mêmes, alors ils auront aussi une culture!» Il se peut que la foi sauve, en tous les cas cette façon de foi ne me sauve point, parce que je sens que la culture allemande à laquelle on ajoute foi ici--celle de la richesse, du vernis et de la simulation maniérée--est précisément l'antipode hostile de la culture allemande à laquelle moi j'ajoute foi.
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Quand la patrie est véritablement en danger, il ne faudra néanmoins pas hésiter un instant à faire son devoir.
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Çà et là, l'un d'entre eux s'élève encore jusqu'à un petit système métaphysique, mais le seul résultat qu'il en tire c'est qu'il est pris de vertige, de maux de tête et de saignements de nez.
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4.
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Je reconnais dans la personne de Wagner un de ces anti-Alexandre.
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Tout cela appartient en propre au _dramaturge dithyrambique_, si l'on donne à ce terme son acception la plus vaste, qui embrasse à la fois le comédien, le poète et le musicien, notion qui se déduit nécessairement d'Eschyle et des artistes grecs ses contemporains, lesquels offrirent le seul exemple parfait du dramaturge dithyrambique avant Wagner.
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» Avec cela le «succès» allait toujours en augmentant à ce théâtre qui était devenu pour lui un véritable supplice; il augmentait même au point que les grandes scènes elles-mêmes finirent par vivre presque exclusivement des copieuses recettes que leur procurait l'art de Wagner travesti en art d'opéra.
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Il cherche de même à rehausser la passion par des sentences et des inventions sublimes, et tombe par là dans un autre travers, il paraît invraisemblable et artificiel.
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La tâche peu commune que Wagner a imposée aux comédiens et aux chanteurs ne manquera pas de susciter parmi eux, et cela pour des générations entières, une noble émulation, de telle sorte qu'ils devront arriver enfin à personnifier l'image du héros wagnérien avec une vivante perfection, la musique du drame offrant déjà le prototype de cette incarnation parfaite.
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art étant sorti des lois et des conventions de l'art tel que l'avait créé l'_éthos_, il fut en quelque sorte obligé de tenter une justification vis-à-vis de celui-ci.
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Il n'y a chez lui rien de.
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Maintenant déjà ce retentissement ébranle les fondements des institutions artistiques de la société moderne; chaque fois que le souffle de son esprit passait sur ces plantations, tout était ébranlé de ce qui était desséché et ne pouvait résister au vent.
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On ne saurait imaginer la possibilité d'un art qui serait de pure improvisation; vis-à-vis de la musique allemande ce point de vue est des plus naïfs.
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_Moyen_ et _but_--Musique et Drame--doctrine ancienne.
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Dans toute autre acception, la musique dramatique est une mauvaise musique.
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Le gracieux et l'agréable aussi bien que la beauté pure, le reflet d'une âme parfaitement équilibrée lui échappent, aussi cherche-t-il à les déprécier.
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) Au cours de tous les siècles français, a-t-on jamais imprimé et dit en France tant de sottises qui déshonorent qu'à cette occasion? Mais aux obsèques de Richard Wagner les flatteries de la reconnaissance s'égarèrent jusqu'à proférer le «pieux» souhait: «le salut pour le sauveur!» 8.
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à l'odeur d'encens! Et allemands ces heurts, ces chutes et ces vacillements, Ces incertains bourdonnements? Ces œillades de nonnes, ces _Ave_, ces bim-bams! Ces extases célestes, ces faux ravissements, --Est-ce encore allemand?-- Songez-y! vous êtes encore à la porte: Car ce que vous entendez, _c'est Rome_, _La foi de Rome sans paroles_[3]! 11.