Beyond Good and Evil

By Friedrich Nietzsche

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to implant a
dangerous distrust in the soul of a young and ambitious scholar those
philosophers, at the best, are themselves but scholars and specialists,
that is very evident! All of them are persons who have been vanquished
and BROUGHT BACK AGAIN under the dominion of science, who at one time
or another claimed more from themselves, without having a right to the
"more" and its responsibility--and who now, creditably, rancorously, and
vindictively, represent in word and deed, DISBELIEF in the master-task
and supremacy of philosophy After all, how could it be otherwise?
Science flourishes nowadays and has the good conscience clearly visible
on its countenance, while that to which the entire modern philosophy has
gradually sunk, the remnant of philosophy of the present day, excites
distrust and displeasure, if not scorn and pity Philosophy reduced to
a "theory of knowledge," no more in fact than a diffident science of
epochs and doctrine of forbearance a philosophy that never even
gets beyond the threshold, and rigorously DENIES itself the right
to enter--that is philosophy in its last throes, an end, an agony,
something that awakens pity. How could such a philosophy--RULE!

205. The dangers that beset the evolution of the philosopher are, in
fact, so manifold nowadays, that one might doubt whether this fruit
could still come to maturity. The extent and towering structure of the
sciences have increased enormously, and therewith also the probability
that the philosopher will grow tired even as a learner, or will attach
himself somewhere and "specialize" so that he will no longer attain to
his elevation, that is to say, to his superspection, his circumspection,
and his DESPECTION. Or he gets aloft too late, when the best of his
maturity and strength is past, or when he is impaired, coarsened, and
deteriorated, so that his view, his general estimate of things, is no
longer of much importance. It is perhaps just the refinement of his
intellectual conscience that makes him hesitate and linger on the
way, he dreads the temptation to become a dilettante, a millepede, a
milleantenna, he knows too well that as a discerner, one who has lost
his self-respect no longer commands, no longer LEADS, unless he should
aspire to become a great play-actor, a philosophical Cagliostro and
spiritual rat-catcher--in short, a misleader. This is in the last
instance a question of taste, if it has not really been a question of
conscience. To double once more the philosopher's difficulties, there is
also the fact that he demands from himself a verdict, a Yea or Nay, not
concerning science, but concerning life and the worth of life--he learns
unwillingly to

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Text Comparison with Ainsi Parlait Zarathoustra

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Tes chiens sauvages veulent être libres; ils aboient de joie dans leur cave, quand ton esprit tend à ouvrir toutes les prisons.
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Tu t'es approché d'eux et tu as passé: c'est ce qu'ils ne te pardonneront jamais.
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J'ai trop longtemps langui et regardé dans le lointain.
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" - Et lorsqu'ils eurent passé, Zarathoustra fut saisi de douleur; puis, après avoir lutté quelque temps avec sa douleur, il commença à parler ainsi: Ces prêtres me font pitié.
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Hélas! où donc s'est alors enfui mon tendre désir? Un jour, j'ai fait voeu de renoncer à tous les dégoûts, alors vous avez transformé tout ce qui m'entoure en ulcères.
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de ces tombeaux? Oui! il y a en moi quelque chose d'invulnérable, quelque chose qu'on ne peut enterrer et qui fait sauter les rochers: cela s'appelle _ma volonté.
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Je suis devenu celui qui bénit et qui affirme: et j'ai longtemps lutté pour cela; je fus un lutteur, afin d'avoir un jour les mains libres pour bénir.
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Les qualités de l'homme sont rares ici: c'est pourquoi les femmes se masculinisent.
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vieillard à la tête blanche, - le ciel d'hiver, silencieux, qui laisse parfois même le soleil dans le silence.
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Et j'ai surtout appris à me tenir debout, à marcher, à courir, à sauter, à grimper et à danser.
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Mais moi je vous dis: pour les porcs, tout est porc! C'est pourquoi les exaltés et les humbles, qui inclinent leur coeur, prêchent ainsi: "Le monde lui-même est un monstre fangeux.
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blanc, comme le nuage gros d'éclairs et le pis gonflé de lait: - prêt à moi-même et à ma volonté la plus cachée: un arc qui brûle de connaître sa flèche, une flèche qui brûle de connaître son étoile: - une étoile prête et mûre dans son midi, ardente et transpercée, bienheureuse de la flèche céleste qui la détruit: - soleil elle-même et implacable volonté de soleil, prête à détruire dans la victoire! O volonté! trêve de toute misère, toi _ma_ nécessité! Réserve-moi pour _une_ grande victoire! - Ainsi parlait Zarathoustra.
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Les âmes sont aussi mortelles que les corps.
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Lorsqu'ils se furent ainsi ressaisis et fortifiés tous deux, ils se donnèrent les mains pour montrer qu'ils voulaient se reconnaître.
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Peut-être une bête sauvage le met-elle en danger.
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Parle enfin, toi qui te caches derrière les éclairs! Inconnu! parle! Que veux-tu, toi qui guettes.
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"Qui es-tu? Demanda impétueusement Zarathoustra.
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Et nous ne manquons pas de racines et de fruits, qui suffiraient même pour les gourmands et les délicats, nous ne manquons pas non plus de noix ou d'autres énigmes à briser.
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"Comment! s'écria-t-il, qu'est-ce que je viens d'entendre? En vérité, il me semble que tu es fou ou bien que je le suis moi-même: et je me hâte de placer ta vérité sur la tête d'un seul coup.
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Ne me touche pas! Mon monde ne vient-il pas de s'accomplir? Ma peau est trop pure pour tes mains.