Beyond Good and Evil

By Friedrich Nietzsche

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of life only in trying
to FALSIFY its image (as if taking wearisome revenge on it), one might
guess to what degree life has disgusted them, by the extent to which
they wish to see its image falsified, attenuated, ultrified, and
deified,--one might reckon the homines religiosi among the artists, as
their HIGHEST rank. It is the profound, suspicious fear of an incurable
pessimism which compels whole centuries to fasten their teeth into a
religious interpretation of existence: the fear of the instinct which
divines that truth might be attained TOO soon, before man has become
strong enough, hard enough, artist enough.... Piety, the "Life in God,"
regarded in this light, would appear as the most elaborate and
ultimate product of the FEAR of truth, as artist-adoration
and artist-intoxication in presence of the most logical of all
falsifications, as the will to the inversion of truth, to untruth at
any price. Perhaps there has hitherto been no more effective means of
beautifying man than piety, by means of it man can become so artful, so
superficial, so iridescent, and so good, that his appearance no longer
offends.

60. To love mankind FOR GOD'S SAKE--this has so far been the noblest and
remotest sentiment to which mankind has attained. That love to mankind,
without any redeeming intention in the background, is only an ADDITIONAL
folly and brutishness, that the inclination to this love has first to
get its proportion, its delicacy, its gram of salt and sprinkling
of ambergris from a higher inclination--whoever first perceived
and "experienced" this, however his tongue may have stammered as it
attempted to express such a delicate matter, let him for all time be
holy and respected, as the man who has so far flown highest and gone
astray in the finest fashion!

61. The philosopher, as WE free spirits understand him--as the man of
the greatest responsibility, who has the conscience for the general
development of mankind,--will use religion for his disciplining and
educating work, just as he will use the contemporary political
and economic conditions. The selecting and disciplining
influence--destructive, as well as creative and fashioning--which can be
exercised by means of religion is manifold and varied, according to the
sort of people placed under its spell and protection. For those who are
strong and independent, destined and trained to command, in whom the
judgment and skill of a ruling race is incorporated, religion is
an additional means for overcoming resistance in the exercise of
authority--as a bond which binds rulers and subjects in common,
betraying and surrendering to the former the conscience of the latter,
their inmost heart, which would fain escape obedience. And

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Text Comparison with Ainsi Parlait Zarathoustra

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"L'esprit aussi est une volupté" - ainsi disaient-ils.
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C'est par l'évaluation que se fixe la valeur: sans l'évaluation, la noix de l'existence serait creuse.
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Qu'il ne soit donc jamais né! - Voilà ce que je conseille aux superflus.
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Zarathoustra se réjouit du bâton et s'appuya dessus; puis il dit à ses disciples: Dites-moi donc, pourquoi l'or est-il devenu la plus.
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Quand vous vous élevez au-dessus de la louange et du blâme, et quand votre volonté, la volonté d'un homme qui aime, veut commander à toutes choses: c'est là l'origine de votre vertu.
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Que votre vertu soit identique à votre "moi" et non pas quelque chose d'étranger, un épiderme et un manteau: voilà la vérité sur le fond de votre âme, ô vertueux! - Mais il y en a certains aussi pour qui la vertu s'appelle un spasme sous le coup de fouet: et vous avez trop écouté les cris de ceux-là! Et il en est d'autres qui appellent vertu la paresse de leur vice; et quand une fois leur haine et leur jalousie s'étirent les membres, leur "justice" se réveille et se frotte les yeux pleins de sommeil.
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Ma pauvreté, c'est que ma main ne se repose jamais de donner; ma jalousie, c'est de voir des yeux pleins d'attente et des nuits illuminées de désir.
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Mais lorsqu'ils le soulevèrent et qu'ils le placèrent sur ses jambes, son oeil se transforma tout à coup; il comprit tout ce qui était arrivé, et en se caressant la barbe, il dit d'une voix forte: "Allons! tout cela viendra en son temps; mais veillez, mes disciples, à ce que nous fassions un bon repas, et bientôt! - c'est ainsi que je pense expier mes mauvais rêves! Pourtant le devin doit manger et boire à mes côtés: et, en vérité, je lui montrerai une mer où il pourra se noyer!" Ainsi parlait Zarathoustra.
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- Ainsi parlait Zarathoustra.
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Comment! Zarathoustra! dit-il, tu veux encore chanter des consolations à la mer? Hélas! Zarathoustra, fou riche d'amour, ivre de confiance? Mais tu fus toujours ainsi: tu t'es toujours approché familièrement de toutes les choses terribles.
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C'est pourquoi, mes frères, il faut une.
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Mais celui qui est fatigué est sous l'empire d'une volonté étrangère, toutes les vagues jouent avec lui.
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Le tremblement de terre révèle des sources nouvelles.
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Car il faudra pourtant qu'il vienne un jour et il n'aura pas le droit de passer.
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Le devin qui avait compris ce qui se passait dans l'âme de Zarathoustra passa sa main sur son visage, comme s'il eût voulu en effacer des traces; Zarathoustra fit de.
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Il y a longtemps que j'ai désappris d'avoir de l'égard pour les longues oreilles.
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Et pourtant! Et pourtant! - combien il s'en est fallu de peu qu'ils ne se caressent, ce chien et ce solitaire! Ne sont-ils pas tous deux - solitaires?" -"Qui que tu sois, répondit, toujours avec colère, celui que Zarathoustra venait de heurter, tu t'approches encore trop de moi, non seulement avec ton pied, mais encore avec ta parabole! Regarde, suis-je donc un chien?" - et, tout en disant cela, celui qui était assis se leva en retirant son bras nu du marécage.
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Mais voici l'heure secrète et solennelle, où nul berger je joue de la flûte.
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" "Et toi aussi, dit Zarathoustra au consciencieux de l'esprit, réfléchis donc et mets ton doigt à ton nez! En cela rien ne gêne-t-il donc ta conscience? Ton esprit n'est-il pas trop propre pour de pareilles adorations et l'encens de pareils bigots? "Il y a quelque chose dans ce spectacle, répondit le consciencieux, et il mit le doigt à son nez, il y a quelque chose dans ce spectacle qui fait même du bien à ma conscience.
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La troisième édition fut publiée chez le même éditeur en août 1893.