Beyond Good and Evil

By Friedrich Nietzsche

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everywhere else,
let us beware of SUPERFLUOUS teleological principles!--one of which
is the instinct of self-preservation (we owe it to Spinoza's
inconsistency). It is thus, in effect, that method ordains, which must
be essentially economy of principles.

14. It is perhaps just dawning on five or six minds that natural
philosophy is only a world-exposition and world-arrangement (according
to us, if I may say so!) and NOT a world-explanation; but in so far as
it is based on belief in the senses, it is regarded as more, and for a
long time to come must be regarded as more--namely, as an explanation.
It has eyes and fingers of its own, it has ocular evidence and
palpableness of its own: this operates fascinatingly, persuasively, and
CONVINCINGLY upon an age with fundamentally plebeian tastes--in fact, it
follows instinctively the canon of truth of eternal popular sensualism.
What is clear, what is "explained"? Only that which can be seen and
felt--one must pursue every problem thus far. Obversely, however, the
charm of the Platonic mode of thought, which was an ARISTOCRATIC mode,
consisted precisely in RESISTANCE to obvious sense-evidence--perhaps
among men who enjoyed even stronger and more fastidious senses than our
contemporaries, but who knew how to find a higher triumph in remaining
masters of them: and this by means of pale, cold, grey conceptional
networks which they threw over the motley whirl of the senses--the
mob of the senses, as Plato said. In this overcoming of the world, and
interpreting of the world in the manner of Plato, there was an ENJOYMENT
different from that which the physicists of today offer us--and likewise
the Darwinists and anti-teleologists among the physiological workers,
with their principle of the "smallest possible effort," and the greatest
possible blunder. "Where there is nothing more to see or to grasp, there
is also nothing more for men to do"--that is certainly an imperative
different from the Platonic one, but it may notwithstanding be the right
imperative for a hardy, laborious race of machinists and bridge-builders
of the future, who have nothing but ROUGH work to perform.

15. To study physiology with a clear conscience, one must insist on
the fact that the sense-organs are not phenomena in the sense of the
idealistic philosophy; as such they certainly could not be causes!
Sensualism, therefore, at least as regulative hypothesis, if not as
heuristic principle. What? And others say even that the external world
is the work of our organs? But then our body, as a part of this external
world, would be the work of our organs! But then our organs themselves
would be the work of our

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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En fin de compte, on ne peut plus même attaquer un pareil homme, car il est tout de surface, sans noyau véritable; il est comme un vêtement défraîchi, mis à neuf et que l'on fait bouffer, comme un fantôme galonné qui ne peut plus inspirer la crainte et certainement pas la pitié.
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Dans ce va-et-vient entre le christianisme et l'antiquité, entre un timide et mensonger christianisme de mœurs et un goût de l'antiquité tout aussi découragé et tout aussi embarrassé, vit l'homme moderne et il s'en trouve fort mal; la crainte héréditaire du naturel et encore le charme renouvelé de ce naturel, le désir de trouver un appui quel qu'il soit, la faiblesse de la connaissance qui vacille entre le bien et le meilleur, tout cela engendre dans l'âme moderne une inquiétude et un désordre qui la condamnent à être stérile et sans joie.
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Pour lui, du moins,.
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Les penseurs anciens cherchaient de toute leur force le bonheur et la vérité; et jamais personne ne doit trouver ce qu'il doit chercher, dit un mauvais principe de la nature.
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» Combien volontiers voudrait-on appliquer à la société et à son but un enseignement que l'on peut tirer de l'étude de toutes les espèces du monde animal et végétal.
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Il faut précisément implanter et cultiver dans l'âme du jeune homme ce sentiment qu'il est lui-même en quelque sorte une œuvre manquée de la nature, mais qu'il est en même temps le témoignage des intentions les plus hautes et les plus merveilleuses de cette artiste.
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Mais, là encore, il ne faut pas qu'il s'arrête.
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Qui donc serait assez médecin pour pouvoir dire où en est notre temps quant à l'état de santé et quant aux maladies? Ce qu'il y a de certain, c'est que, maintenant encore, sur bien des domaines, le savant est estimé trop haut; voilà pourquoi son influence est néfaste, surtout pour ce qui concerne le génie naissant.
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de la musique, pourrait-il un seul instant céder à l'illusion de fonder des espérances durables sur quelque chose qui s'épuise à produire des figures, des formes et des styles.
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Je vous conduirai dans un monde qui, lui aussi, est réel.
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Mais le plus délicieux des pressentiments nous encourage à demander: serait-il donc vrai que ce qu'il y a de plus grand existât à cause de ce qu'il y a de plus petit; le don le plus magnifique en faveur du talent moindre, la vertu la plus haute et la plus sacrée pour l'amour des faibles? La vraie musique dut-elle se faire entendre parce que les hommes la _méritaient le moins, mais en avaient le plus besoin_? Qu'on se plonge donc en esprit dans le miracle ineffable de cette possibilité.
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Transportés hors de nous-mêmes, nous nageons dans un élément mystérieux et ardent, nous ne nous comprenons plus nous-mêmes, nous ne connaissons plus ce que nous connaissions le mieux; la mesure échappe de nos mains; tout ce qui est légitime, tout ce qui est immobile commence à s'ébranler; toute chose revêt de nouvelles couleurs et nous parle un nouveau langage.
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La parole enivrée cède à l'entraînement de ce rythme, la mélodie résonne, unie à la parole; et de nouveau la mélodie jette au loin dans le monde des images et des idées ses notes étincelantes.
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L'émulation ne fera-t-elle pas forcément naître de grands talents si l'artiste plastique compare l'effet produit par son art avec celui d'une musique semblable à celle de Wagner? C'est une musique qui provoque un bonheur lumineux et sans mélange, si bien qu'il semble à celui qui l'écoute que presque toute la musique précédente n'ait parlé qu'un langage embarrassé, contraint et tout extérieur, comme si jusqu'alors elle n'avait servi qu'à jouer devant ceux qui n'étaient pas dignes du sérieux, ou encore d'enseignement et de démonstration pour ceux qui ne sont pas même dignes du jeu.
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De nouveau la _légende_ de Wagner reprend le dessus dans les préoccupations de Nietzsche et le _vrai_ Wagner, dont il vient d'esquisser les traits, s'efface dans sa mémoire.
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13.
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Qu'un art comme celui de Wagner nous plaise infiniment, qu'il offre un horizon infini de développement artistique, il n'y a à cela aucun doute.
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Séparé de Wagner, quand la publication d'_Humain, trop humain_ eut rendu toute communion impossible, il n'en resta pas moins préoccupé sans cesse de ce qui touchait aux idées du maître.
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Quand je vous reverrai je veux vous dire exactement ce que j'ai _compris_.
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à l'odeur d'encens! Et allemands ces heurts, ces chutes et ces vacillements, Ces incertains bourdonnements? Ces œillades de nonnes, ces _Ave_, ces bim-bams! Ces extases célestes, ces faux ravissements, --Est-ce encore allemand?-- Songez-y! vous êtes encore à la porte: Car ce que vous entendez, _c'est Rome_, _La foi de Rome sans paroles_[3]! 11.