Also sprach Zarathustra: Ein Buch für Alle und Keinen

By Friedrich Nietzsche

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solches Fragen! Das aber - ist mein
Geschmack:

- kein guter, kein schlechter, aber _mein_ Geschmack, dessen ich weder
Scham noch Hehl mehr habe.

"Das - ist nun _mein_ Weg, - wo ist der eure?" so antwortete ich
Denen, welche mich "nach dem Wege" fragten. _Den_ Weg nämlich - den
giebt es nicht!

Also sprach Zarathustra.



Von alten und neuen Tafeln

1.

Hier sitze ich und warte, alte zerbrochene Tafeln um mich und auch
neue halb beschriebene Tafeln. Wann kommt meine Stunde?

- die Stunde meines Niederganges, Unterganges: denn noch Ein Mal will
ich zu den Menschen gehn.

Dess warte ich nun: denn erst müssen mir die Zeichen kommen,
dass es _meine_ Stunde sei, - nämlich der lachende Löwe mit dem
Taubenschwarme.

Inzwischen rede ich als Einer, der Zeit hat, zu mir selber. Niemand
erzählt mir Neues: so erzähle ich mir mich selber. -


2.

Als ich zu den Menschen kam, da fand ich sie sitzen auf einem alten
Dünkel: Alle dünkten sich lange schon zu wissen, was dem Menschen gut
und böse sei.

Eine alte müde Sache dünkte ihnen alles Reden von Tugend; und wer
gut schlafen wollte, der sprach vor Schlafengehen noch von "Gut" und
"Böse".

Diese Schläferei störte ich auf, als ich lehrte: was gut und böse ist,
_das_weiss_noch_Niemand_: - es sei denn der Schaffende!

- Das aber ist Der, welcher des Menschen Ziel schafft und der Erde
ihren Sinn giebt und ihre Zukunft: Dieser erst _schafft_ es, _dass_
Etwas gut und böse ist.

Und ich hiess sie ihre alten Lehr-Stühle umwerfen, und wo nur jener
alte Dünkel gesessen hatte; ich hiess sie lachen über ihre grossen
Tugend-Meister und Heiligen und Dichter und Welt-Erlöser.

Über ihre düsteren Weisen hiess ich sie lachen, und wer je als
schwarze Vogelscheuche warnend auf dem Baume des Lebens gesessen
hatte.

An ihre grosse Gräberstrasse setzte ich mich und selber zu Aas und
Geiern - und ich lachte über all ihr Einst und seine mürbe verfallende
Herrlichkeit.

Wahrlich, gleich Busspredigern und Narrn schrie ich Zorn und Zeter
über all ihr Grosses und Kleines -, dass ihr Bestes so gar klein ist!
Dass ihr Bösestes so gar klein ist! - also lachte ich.

Meine weise Sehnsucht schrie und lachte also aus mir, die auf
Bergen geboren ist, eine wilde Weisheit wahrlich! - meine grosse
flügelbrausende Sehnsucht.

Und oft riss sie mich fort und hinauf und hinweg und mitten im
Lachen: da flog ich wohl schaudernd, ein Pfeil, durch sonnentrunkenes
Entzücken:

- hinaus in ferne Zukünfte, die kein Traum noch sah, in heissere
Süden, als je sich Bildner träumten: dorthin, wo Götter tanzend sich
aller Kleider schämen: -

- dass ich nämlich in Gleichnissen rede und gleich Dichtern hinke und
stammle: und wahrlich, ich schäme mich, dass

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Text Comparison with Considérations inactuelles, deuxième série Schopenhauer éducateur, Richard Wagner à Bayreuth

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Je le compris comme s'il avait écrit à mon intention; ceci pour m'exprimer d'une façon intelligible bien qu'immodeste et sotte.
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Aujourd'hui presque tout ce qui existe sur terre n'est déterminé que par les forces les plus grossières et les plus malignes, par l'égoïsme de ceux qui acquièrent et par la tyrannie militaire.
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«Je l'ai souvent dit, s'écrie-t-il une fois, et le répéterai souvent encore, la cause finale des luttes du monde et des hommes, c'est l'œuvre dramatique.
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Ce sont précisément les forces qui prétendent aujourd'hui accélérer la culture de la façon la plus active qui sont animées d'arrière-pensées et dont l'activité en faveur de la culture n'est ni pure ni désintéressée.
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La place s'est ainsi vidée comme par enchantement, les oiseaux ont quitté leur nid, car il est facile de se débarrasser des mauvais philosophes, il suffit de ne pas leur accorder de faveurs.
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Brutus offre une meilleure preuve de sa noblesse que Platon; c'était à l'époque où l'éthique cessait d'avoir des lieux communs.
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Seule une force absolument pure et libre était capable de désigner à cette volonté la voie qui mène à tout ce qui est bon et bienfaisant.
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Cet esprit descendit sur lui et l'enveloppa de ses ailes tutélaires, lui montra le chemin.
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Qu'on essaie de comprendre ce qu'éprouve l'artiste le plus convaincu, qui s'efforce d'introduire la conviction, là où les institutions modernes s'élèvent sur des principes de légèreté et exigent de la légèreté.
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C'est ce qu'enseignent aussi les vrais disciples des vraies philosophies qui, comme Wagner, savent extraire de ces philosophies non point des narcotiques, mais une décision renforcée et une volonté inflexible.
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Cette nécessité constitue précisément le problème dont Wagner offre la solution.
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l'entremise de vous tous, dans vos mouvements, vos actions, vos institutions et vos mœurs.
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Car ceux-ci préfèrent se voir poursuivis, blessés et déchirés, plutôt que d'être contraints à vivre paisiblement, seuls avec eux-mêmes.
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S'il sortait vainqueur de l'épreuve, si, du fond de son âme délivrée, il parlait aux hommes le langage de son art délivré, il se verrait plus que jamais exposé au plus grand danger, forcé au plus rude combat; car les hommes le réduiraient en morceaux, lui et son art, plutôt que d'avouer à quel point ils sont saisis de honte à leur aspect.
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Le musicien allemand n'avait point réussi à prendre un rang favorable dans la pratique élégante des arts, il était devenu lui-même un de ces contes pleins de monstres et.
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Pour la première fois, il entrait en contact intime avec un milieu véritablement supérieur et les idées de Wagner, développées au cours de longues conversations, ouvraient à sa juvénile intelligence des horizons à peine entrevus jusque là.
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Et la _mission_ de Wagner, à laquelle il croyait encore avec ferveur, lui semblait parfois s'égarer vers des considérations singulièrement terre à terre.
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33.
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Il y a des choses semblables chez _le Dante_ et nulle part ailleurs.
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272: d'un pontif encensé d'un pontife encensé.