Ainsi Parlait Zarathoustra

By Friedrich Nietzsche

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y mourir lorsqu'elle devenait vieille.
C'est pourquoi les pâtres appelaient cette vallée: Mort-des-Serpents.

Zarathoustra, cependant, s'enfonça en de noirs souvenirs, car il lui
semblait s'être déjà trouvé dans cette vallée. Et un lourd accablement
s'appesantit sur son esprit: en sorte qu'il se mit à marcher lentement
et toujours plus lentement, jusqu'à ce qu'il finit par s'arrêter. Mais
alors, comme il ouvrait les yeux, il vit quelque chose qui était assis
au bord du chemin, quelque chose qui avait figure humaine et qui
pourtant n'avait presque rien d'humain - quelque chose d'innommable.
Et tout d'un coup Zarathoustra fut saisi d'une grande honte d'avoir vu
de ses yeux pareille chose: rougissant jusqu'à la racine de ses cheveux
blancs, il détourna son regard, et déjà se remettait en marche, afin de
quitter cet endroit néfaste. Mais soudain un son s'éleva dans le morne
désert: du sol il monta une sorte de glouglou et un gargouillement,
comme quand l'eau gargouille et fait glouglou la nuit dans une conduite
bouchée; et ce bruit finit par devenir une voix humaine et une parole
humaine: - cette voix disait:

"Zarathoustra , Zarathoustra! Devine mon énigme! Parle, parle!
Quelle est la _vengeance contre le témoin?_

Arrête et reviens en arrière, là il y a du verglas! Prends garde,
prends garde que ton orgueil ne se casse les jambes ici!

Tu te crois sage, ô fier Zarathoustra ! Devine donc l'énigme, toi qui
brises les noix les plus dures, - devine l'énigme que je suis! Parle
donc: qui suis-_je_?"

- Mais lorsque Zarathoustra eut entendu ces paroles, - que pensez-vous
qu'il se passa en son âme? _Il fut pris de compassion_; et il
s'affaissa tout d'un coup comme un chêne qui, ayant longtemps résisté à
la cognée des bûcherons, - s'affaisse soudain lourdement, effrayant
ceux-là même qui voulaient l'abattre. Mais déjà il s'était relevé de
terre et son visage se faisait dur.

"Je te reconnais bien, dit-il d'une voix d'airain: _tu es le meurtrier
de Dieu_. Laisse-moi m'en aller.

Tu n'as pas _supporté_ celui qui _te_ voyait, - qui te voyait
constamment, dans toute ton horreur, toi, le plus laid des hommes! Tu
t'es vengé de ce témoin!"

Ainsi parlait Zarathoustra et il se disposait à passer son chemin: mais
l'être innommable saisit un pan de son vêtement et commença à
gargouiller de nouveau et à chercher ses mots. "Reste!" dit-il enfin -
"Reste! Ne passe pas ton chemin! J'ai deviné quelle était la cognée
qui t'a abattu, sois loué, ô Zarathoustra de ce que tu es de nouveau
debout!

Tu as deviné, je le

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Text Comparison with Dityrambeja

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En kostoa vierahan, vennon heimon, mi omaani uhkaa, en vuorille nousta ja laaksoihin laskea, miss' aavoilla välkkyvi kultaiset viljat, en polkea peltoja, tallata tarhoja vainoojan maan.
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Teitä on tuhansia, mitä vuotatte vielä? KANSAN SANKARI.
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MIEKKA PUHUU.
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Oi terve, Rooma, Messiaasi vuottaa sua vuorellansa, vaskiukset aukee Januksen temppelin, uus' astuu luoja pyhäkköön ajan, ajan uuden tuoja, min valta milloinkaan ei maahan raukee, mi omaan voimaansa vain yksin luottaa, oi terve, Rooma, uhraa uhri parhain nyt luojallesi, kautta palmutarhain ikuinen soikoon kuoro: terve Caesar sua tervehtii ne, jotka kuoloon käyvät! Yö tumma, uinuu Rooma suurta unta, mies yksinäinen valvoo kukkuloilla, mut kohta nouseva on valtakunta, maan kirkastaa mi uuden aamun koilla.
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VOITTAJA PUHUU.
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Hän saapuvi, antavi maalin, mi säihkyy purppuraruskona taivaalla, jonka kaukainen kansi hehkuvi autuutta maallisen riemun.
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AURINKO LASKEE.